Oh Manu, tu descends les vilains ?
Avant de défier Bafetimbi Gomis chez les vilains dimanche soir, Emmanuel Rivière s'est confié dans la dernière édition de La Dépêche du Midi. Extraits.
"Gerland, c'est une belle enceinte avec un beau public. Puis j'y ai effectué mes grands débuts. Sa Première en L1, on s'en souvient forcément… Je m'en rappellerai toute ma vie : j'étais excité comme une puce, je courais de partout. J'étais rentré côté droit : j'attaquais, je défendais ; j'étais même un peu hystérique ! Oui, Gerland restera toujours mon premier stade… Vert, t'es obligé de garder cette culture du derby en toi. Dès ton arrivée au centre de formation, on te rabâche : ''L'OL, c'est le rival !'' ça commence dans les catégories de jeunes, ça suit jusqu'en pros. Et souvent, ce sont de bons matches. Les défenses ne restent pas sur leurs bases, il y a des espaces ; sympa pour les attaquants… Lors de ma deuxième visite dans le Rhône, j'ai marqué, c'était déjà Lloris.
Bafé, je l'ai côtoyé une saison et on continue de se fréquenter (2008-09). Son protégé, Guilavogui, est un grand ami, très proche. Bafétimbi ne m'avait pas pris sous son aile, mais c'est sûr qu'il m'a prodigué conseil à chaque fois que j'en ai eu besoin. Ces jours le téléphone n'a pas chauffé, peut-être qu'on se ''textotera''… En tout cas on se verra à la fin du match, dimanche, ça ne sert à rien avant… Je ne suis pas surpris de sa réussite, non plus. Je connais ses qualités, il lui fallait juste un peu de temps pour les exploiter. Au même titre que Giroud, Gomis est l'attaquant du moment en France. "