Jacquot accable Nico
Dans un entretien publié aujourd'hui par Le Parisien, Jacques Santini commente l'éviction de Nicolas Anelka.
"Je pensais qu’elle arriverait plus tôt. On a attendu samedi puisqu’il y avait eu des fuites dans la presse, pour prendre la décision. Quand il avait tenu des propos désobligeants à mon égard, il ne pouvait plus porter le maillot sous mon mandat. Ensuite, quand Raymond Domenech l’avait repris chez les Bleus sans qu’il s’excuse, j’en avais été choqué et blessé. Ce n’est pas une question d’orgueil : à travers moi, c’est le maillot bleu qu’il insultait. Mais à l’époque de son retour, nul ne s’en était ému. Surtout pas les dirigeants de la fédération qui sont toujours en place aujourd’hui. Eux-aussi ont leur part de responsabilités dans ce qui est arrivé en Afrique du Sud. Ils paient le prix fort de leur attitude de l’époque.
J’attache de l’importance à l’aspect humain. J’avais déjà une idée très précise et peu flatteuse de ce personnage. Le sélectionneur, et donc le maillot bleu, mérite le respect. Quand on l’insulte, on insulte l’équipe de France. Quand on l’a fait une fois... Mais cela n’aurait jamais dû arriver. Jamais ! Il peut y avoir des échanges un peu vifs entre joueurs à l’entraînement. Mais ce type d’histoire, c’est une grande première. On peut ne pas être d’accord avec son entraîneur. Mais ce qu’a fait Anelka, c’est juste insensé."