Anto champion de France !
Dans un entretien publié aujourd'hui dans Nice-Matin, Frédéric Antonetti entonne une nouvelle fois le couplet du petit obligé de faire en permanence des miracles pour rivaliser avec les gros.
"On nous demande de rivaliser avec Rennes, mais lorsque je regarde nos budgets respectifs, c'est du simple au double ! Et le problème, ce n'est pas l'écart sur une saison, mais il se creuse de plus en plus. C'est trop difficile de maintenir le cap. On ne peut pas exiger de nous ce que l'on exige avec 32 millions d'euros. Il faut un peu de bon sens ! Ce n'est pas un message, c'est un constat ! On est un club qui fait partie des fragiles !
On a de bons joueurs, de bons jeunes. C'est notre politique sportive, relancer des anciens compétitifs. Mais ça reste un challenge tous les ans. Cela ne peut pas durer éternellement ! Il faut être aux responsabilités pour comprendre. Les gens regardent le match du samedi. Ils veulent davantage. Je comprends, mais... Si quelqu'un peut faire mieux en l'état actuel, que le président et les actionnaires ne se privent pas !
L'Europe, vous croyez que je n'ai pas envie de la jouer ? Mais moi je suis réaliste. On ne peut pas être dernier en tout, avoir le stade le plus moche de France, les installations les moins performantes et avoir des prétentions. Cela ne va pas ensemble... Il faut mettre l'ambition en adéquation avec les moyens. Si l'on fait le ratio budget-résultats, on est champion de France !"