7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Roussey joue la prolong à Sion

Laurent Roussey a prolongé hier d'une année son contrat avec le FC Sion, récent vainqueur de la Coupe de Suisse. "Quand je fais le bilan de ce que j'ai réalisé à Saint-Etienne puis à Sion, je me dis que j'aurais pu susciter l'intérêt des clubs de L1. Mais ce n'est pas le cas et je ne vais pas me rendre malade" déclarait résigné l'intéressé hier sur le site de la Pravda.

Se reposant actuellement à Sainté, l'ancien entraîneur des Verts se confie aujourd'hui dans le quotidien Le Nouvelliste : "Les play-offs de l'Europa League, des ambitions de première place en championnat et une coupe à défendre, Sion m'offre le haut niveau pour un entraîneur. Sion n'est pas un deuxième choix, vous n'avez pas 360 00 clubs qui engendrent une passion aussi forte. Les gens ici me questionnent sur la finale de la Coupe. Entendre que 25 000 Valaisans avaient fait le déplacement, que les trois quarts d'un stade de 40 000 places étaient rouge et blanc les épatent. Ils n'imaginent pas qu'un événement d'une telle dimension soit possible dans le foot suisse. Cette expérience a influencé mon choix, de telles émotions toucheraient la sensibilité de n'importe quel entraîneur ou joueur. Quand tu as vécu ça, tu te dis que tu peux faire vibrer Tourbillon plus fort."

Président du FC Sion, Christian Constantin se félicite de pouvoir compter sur Laurent Roussey : "Les infos en provenance de France me faisaient un peu la trouille, on m'avait fait part d'un intérêt de Sochaux pour lui. De son côté, il a toujours été clair dans sa volonté de rester chez nous. Les négociations se sont déroulées sans aucune complication, tout en douceur. Cette issue me soulage même si les candidats ne manquaient pas. Vous avez toujours un nombre important d'offres spontanées qui débarquent chez un président. Son travail me satisfait pleinement, je n'ai jamais eu de doute. Il a compris qu'un entraîneur doit faire un très bon joueur d'un bon joueur, puis en faire un joueur exceptionnel au stade suivant. Sa moyenne de points, 1,9 par match jusqu'aux deux derniers que la finale de la Coupe a faussés, nous aurait conduit à une septantaine de points et le titre s'est joué avec trois unités de plus. Nos esprits de compétiteurs partagent un regret commun. Il est persuadé que la troisième place était à notre portée sans la coupe et je pense que nous aurions lutté plus longtemps pour le titre si le travail avait été mieux fait en automne et au début de printemps."