Les Verts disent non à l'Europe !
"Etre vert et dire non à l'Europe est une faute historique !" C'est le titre de la tribune d'Edouard Tétreau parue aujourd'hui dans Les Echos. Mais ne nous méprenons pas : c'est l'attitude du parti écolo que l'associé gérant de Médiafin et professeur affilié à HEC entend fustiger.
"Qui c'est les plus forts ? Evidemment c'est les Verts ! On a un bon public... et les meilleurs supporters ! On va gagner !" Pour les lecteurs des « Echos » nés avant les années 1980, la puissance évocatrice de ce refrain de vestiaire n'a pas d'équivalent. Ah, les Verts de l'AS Saint-Etienne dans les années 1970, c'était tout de même autre chose ! Les Verts, version 2012 en politique française, nous impressionnent moins que leurs glorieux homonymes des années 1970. Certes, le folklore vintage est toujours là et l'art des fumigènes jamais très loin, à l'instar de leur proposition récente d'essayer rapidement des « salles de shoot » à Paris et Marseille : cette piste, astucieuse pour aider les Français à échapper aux duretés de l'époque, n'a pas été retenue.
On peut s'amuser ou s'attrister de leurs errements et tortillements récents liés à leur participation à un gouvernement en prise avec des problématiques complexes (autour du nucléaire, du gaz de schiste), comme on a pu déplorer le score de la candidate verte à la présidentielle française (2,31 %) : tout cela est sans conséquence majeure sur notre avenir économique, politique et social. En revanche, quand ce même parti, qui se dit écologique, européen, soucieux de l'avenir de notre planète et de celui de nos enfants, tourne le dos à l'Europe en rejetant le traité budgétaire européen, on change de registre."