7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Payet la joue (guy) modeste

Dimitri Payet revient sur son excellent début de saison dans Le Journal de L'Ile de la Réunion.

"Je me sens vraiment bien en ce moment. Et comme nous avons effectué un très bon travail collectif durant la préparation, c’est en toute logique que nous entamons le plus convenablement la saison. Je suis très content, satisfait de ma performance et de celle de l’équipe. Quand on regarde bien les trois buts, il y a des mouvements de mes partenaires autour de moi qui font que j’arrive à avoir des espaces afin d’enchaîner les frappes. Ce sont de belles actions personnelles qui ont été réalisables grâce à un gros travail collectif.

Il n’y a pas de recette miracle, c’est le travail qui paye, tout simplement. Après, il est juste d’affirmer que je me suis souvent contenté d’être à la manœuvre, à la dernière passe. J’aime donner des bons ballons mais j’aime aussi frapper au but. Et comme je me suis souvent retrouvé en position de marquer ces derniers temps et que j’étais en réussite, alors... De toute façon, à la finition ou à la passe, le plus important, c’est d’être efficace. 

La naissance de mon fils l’année dernière a changé ma perception du métier. Il y a ensuite la relation particulière que j’ai avec le coach. J’ai besoin qu’on me fasse confiance pour être serein sur le terrain. J’entame une cinquième saison en L1, il est donc exact que cela me permet d’être plus libéré en match. Comme tout le monde le sait, le plus dur reste de confirmer. J’en suis conscient tout comme du fait que je serai attendu au tournant. Il y a ce triplé, ce statut provisoire de meilleur buteur, il va falloir assurer. Ça ne me met pas plus de pression que cela. Je vais continuer à travailler tranquillement dans le but de donner le meilleur de moi-même pour “Sainté”.

Je préfère davantage m’exprimer sur le terrain que devant les micros et les caméras. Mais ça fait partie du métier. Aujourd’hui, je me dis que si les médias s’intéressent à moi, c’est parce que je suis sur la bonne voie. Ça m’incite à continuer dans ce sens et à assumer un peu plus mes responsabilités. C’est une source de motivation supplémentaire. Je me concentre sur mon travail en club. C’est incontournable pour pouvoir espérer une sélection. Si je continue à être performant, je serai probablement appelé un jour. À moi de continuer dans l’espoir de retrouver Guillaume (Hoarau) et Benoît (Trémoulinas) à qui je souhaite plein de bonheur avec les Bleus.

Je suis encore loin d'atteindre mes objectifs personnels, mais ce n’est pas l’essentiel. Le plus important reste l’objectif commun que tout le groupe s’est fixé. À savoir réaliser une bonne saison de façon à oublier définitivement les deux dernières.”