Anto dans la Bible
Dans sa dernière édition, France Football publie un long entretien de Frédéric Antonetti. En pleine réussite avec le Stade Rennais (actuellement 2ème de L1 avec 14 points d'avance sur Sainté), Anto évoque son expérience stéphanoise. "Lors des dix-huit premiers mois, on m'a beaucoup tapé dessus. Et puis un beau jour, hop, tout ce qu'on avait mis en route s'est emboité à la bonne place, et c'était parti. La troisième saison a été superbe, avec la montée, le titre de champion de France de L2 et une demi-finale de coupe de la Ligue perdue contre Sochaux. Dans le Forez, j'ai pris ma vraie dimension d'entraîneur. En Corse, j'avais une culture simple, voire simpliste selon certains : on récupère et on repart de l'avant. Avec les Verts, en L2, l'adversaire nous abandonnait le ballon et il fallait bien l'utiliser. Là, j'ai changé de méthode de travail, j'ai peu avancer et penser différemment. C'est pour ça que je suis un meilleur entraîneur aujourd'hui, car il y a eu Nice, où j'ai fait le mariage entre ce que j'ai appris à Bastia et à Saint-Etienne, puis Rennes et, avant, le Japon à la fin des années 90. Mais si je n'avais pas été à Saint-Etienne, je n'aurais pas réussi ! Quand on débute, on est très généraliste, on travaille, trop même, jusqu'à l'excès et on perd de la fraîcheur mentale et physique. J'ai appris à concentrer mon travail et à en tirer le meilleur."