7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Alonso atterrit, Alonzo atterré

Pendant qu'Alejandro Alonso s'engageait pour deux ans et demi avec l'ASSE, Jérôme Alonzo évoquait avec bon sens le cas Payet hier soir sur RMC.

"Je suis atterré par ce qui se passe pour plusieurs raisons. La première, c'est que Christophe Galtier a façonné, relancé ce joueur. La manière que Dimitri a de le remercier, c'est de lui lancer un bras de fer. Saint-Etienne est une institution, Saint-Etienne est un club qui se respecte. C'est dans le patrimoine du football français, on ne peut pas traiter l'ASSE comme ça. Je pense que Dimitri a tort, il va au devant de très grandes désillusions. Dimitri a été performant sur cinq, six ou sept matches en début de saison. Pour moi, il n'est pas assez extraordinaire pour pouvoir prétendre... J'ai tellement aimé ce club que je trouve l'attitude de Dimitri extrêmement difficile à digérer. Par rapport à son coach Christophe Galtier, je trouve ça totalement affligeant également, par rapport à ses coéquipiers aussi. Faire ça à cinq jours de la fin du mercato, je trouve ça un tout petit peu lâche. J'ai l'habitude depuis que j'ai quitté mes fonctions de joueur de défendre toujours mes collègues quels qu'ils soient, et souvent à tort. Mais là, malheureusement, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, je ne peux plus. Moi je suis Français, j'aime mon équipe de France, j'ai envie qu'elle revienne à un très haut niveau, et maintenant, merde, il faut aider Dimitri Payet quoi, voilà ! Maintenant il a fait sa boulette et je ne suis pas pour qu'on le pende sur la place publique. C'est paradoxal mon sentiment. Tout ce que dis, je le lui dirai si je le croise demain, mais en même temps, maintenant, il faut l'aider ce gamin !"