Lopez ne perd pas le Nord
La finale de Coupe de France contre Lens le 14 juin 1975, c’était un moment extraordinaire, inoubliable, comme tous les titres que j’ai pu remporter durant mes treize années passées à l’ASSE. Il fallait un vainqueur, le moment n’était pas sans doute venu pour les Lensois. Une action de jeu que je garderai graver toute ma vie, c’est ce ballon que je sors, pratiquement sous la barre transversale, alors que Jurasek avait lobé Curkovic… Le score était alors de 0 à 0. Cette action aura sans doute été le tournant du match.
Depuis 1958 et la grande équipe de Reims, plus personne ne réussissait au niveau européen. Ce sont les résultats de l’ASSE qui ont fait qu’il y ait eu un engouement fantastique en France. Je dois cette popularité à mon équipe. Les joueurs de ma génération qui m'ont le plus marqué ? Curkovic, qui m’a appris mon métier de libéro, Piazza mon compagnon de la défense centrale, et bien sûr Platini. Sans oublier mon idole Beckenbaueur. Aujourd’hui, je pense à Messi, Ibrahimovic, et Thiago Silva, le meilleur défenseur du monde."