7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Lopez ne perd pas le Nord

Parrain de la 21ème Ronde de Noël (course caritative de VTT) qui se déroulera le 10 novembre prochain à Ecaillon (près de Douai), Christian Lopez se confie aujourd'hui dans La Voix du Nord. Extraits.

"Je garde beaucoup de bons souvenirs de mes passages dans le Nord, notamment lors des rencontres qui nous opposaient au Racing-Club de Lens. Certainement parce que les deux clubs se ressemblent. Lens et Saint-Étienne sont deux villes et deux clubs de mineurs, avec un état d’esprit et une ferveur extraordinaires. Il existe un grand respect mutuel entre les supporters et les joueurs. Dans cette équipe de Lens, il m’est difficile de ressortir un joueur. Je citerai néanmoins le Grand Blond, Daniel Leclercq. Quel super pied gauche ! Quel talent ! »

La finale de Coupe de France contre Lens le 14 juin 1975, c’était un moment extraordinaire, inoubliable, comme tous les titres que j’ai pu remporter durant mes treize années passées à l’ASSE. Il fallait un vainqueur, le moment n’était pas sans doute venu pour les Lensois. Une action de jeu que je garderai graver toute ma vie, c’est ce ballon que je sors, pratiquement sous la barre transversale, alors que Jurasek avait lobé Curkovic… Le score était alors de 0 à 0. Cette action aura sans doute été le tournant du match.

Depuis 1958 et la grande équipe de Reims, plus personne ne réussissait au niveau européen. Ce sont les résultats de l’ASSE qui ont fait qu’il y ait eu un engouement fantastique en France. Je dois cette popularité à mon équipe. Les joueurs de ma génération qui m'ont le plus marqué ? Curkovic, qui m’a appris mon métier de libéro, Piazza mon compagnon de la défense centrale, et bien sûr Platini. Sans oublier mon idole Beckenbaueur. Aujourd’hui, je pense à Messi, Ibrahimovic, et Thiago Silva, le meilleur défenseur du monde."