Saint-Etienne dans la bible
Les Verts font la couv' de France Football aujourd'hui. "Faut-il croire aux Verts ?" s'interroge la Bible. Sept observateurs donnent des éléments de réponse...
Patrick Revelli : "C'est toujours positif de sentir cette pression. Si on a peur quand on est premier, mieux vaut ne pas l'être du tout ! Si ce soutien fait perdre les matches, alors, on change de métier et on quitte le foot pour de bon. Le public vert adore les Stéphanois pur jus : il encense Janot, le rempart sur lequel on s'est appuyé ces dernières saisons, comme il aimait Gomis. Aujourd'hui, c'est Perrin et les plus jeunes qui sont aimés."
Robert Nouzaret : "Janot n'a jamais montré qu'il avait une mauvaise mentalité. C'est au pied du mur qu'on voit le maçon. Est-ce qu'on lui a parlé de la situation avant de recruter Ruffier ? C'est ça qui compte. Si Ruffier joue mal, restera-t-il dans la cage ? C'est une autre question capitale. Je suppose que Galtier a pris les devants et mis les choses au point. Le vrai point positif, c'est que l'ASSE s'est énormément bougée au niveau du recrutement en prenant des joueurs intéressants et revanchards. Cela promet une saison calme et ambitieuse. L'agent reçu pour Payet et Matuidi a été bien réinvesti."
Fahid Ben Khalfallah : "Saint-Etienne n'a pas de stars mais de très bons joueurs, et je citerai Mignot en premier. Chacun des nouveaux a apporté un truc qui manquait. Et derrière, franchement, Mignot et Marchal, ça fonctionne bien, ils sont expérimentés et ont une bonne relance. Du coup c'est une équipe bien équilibrée, rapide sur le côtés, avec de bons joueurs devant."
Emmanuel Rivière : "Deux victoires pour eux, c'est bien. J'avais un beau rôle à Saint-Etienne, d'où je suis sorti du centre de formation. Si les dirigeants nous ont laissés partir, Payet, Matuidi et moi, c'est qu'ils s'y retrouvaient et que c'était leur intérêt. Je ne me fais pas de souci pour eux. Et s'ils cherchent aujourd'hui un attaquant, c'est leur problème."
Elie Baup : "J'étais sceptique sur l'association Sinama-Pongolle-Bergessio. Le duo ne m'avait pas donné entière satisfaction, ni en match de préparation, ni en compétition. Dans un 4-4-2, les éléments de la paire de devant doivent être interchangeables : servir de point de fixation ou tourner autour du coéquipier en alternant. Or je ne voyais pas de complémentarité dans ce secteur. Il faut maintenant que l'ASSE trouve sur le marché le partenaire adéquat pour Sinama-Pongolle. Le recrutement est conséquent, on sent que l'ASSE est passée à la vitesse supérieure tout en tirant les leçons de l'an passé. C'est une équipe pour des résultats immédiats. Le groupe est bâti autour de cette idée et de cette nécessité. Ruffier, par exemple, ne va pas attendre trois ans"
Georges Bereta : "Même si cela ne s'est pas trop ressenti contre Nancy, la fermeture de la tribune des Magic Fans peut jouer en notre défaveur en fin de match. D'ordinaire, notre public, qui pousse en fin de partie, permet toujours d'animer le jeu, de créer des attaques. En outre, on parle là de supporters qui donnent de la voix, car ils sont amassés dans leur tribune et se tiennent debout. Maintenant installés ailleurs, ils restent assis. Enfin, le bruit produit n'est pas le même. La résonance, du fait de l'absence de toit sur la tribune Paret, n'est plus aussi forte."
Robert Herbin : "Ghoulam, un symbole ? Non, disons plutôt un exemple, qui demande à être confirmé. Mais il se passe quelque chose. Les efforts montrés par tous montrent que le climat est plutôt sain. La formation a toujours été ma conception. C'est une valeur essentielle, au même titre que la solidarité. Il y a un bon amalgame entre ces jeunes et les anciens, qui se montrent exemplaires. On sent une adhésion et une solidarité que l'on ne voyait pas les saisons précédentes. Il y a une volonté de s'imposer, quel que soit l'instant du match."