Les poteaux carrés hantent Loïc Perrin
Aujourd'hui en France consacre ses trois premières pages au "retour de la fièvre verte". Probablement forfait ce soir à cause d'une cheville douloureuse, Loïc Perrin commente la ferveur stéphanoise.
"Mes parents allaient au stade. Mon père me racontait l'époque où Geoffroy-Guichard était bouillonnant, avec plus de spectateurs que la capacité prévue. Quand je suis allé à mon tour au stade, l'équipe était redescendue et il y avait moins d'ambiance. Enfant, je me rappelle être allé à l'entraînement et avoir pris des photos avec Passi, Moravcik, Cyprien et Etienne Mendy. Les gens sont tellement nostalgiques... Hier encore, une dame m'a parlé de 1976. J'ai entendu des dizaines et des dizaines de fois cette histoire de poteaux carrés, alors que je n'étais même pas né à l'époque ! Ce n'est pas une légende, Saint-Etienne est une ville de foot extraordinaire. Certains supporters se déplacent du bout de la France à chaque match, on ne voit ça que dans un ou deux clubs français. Le problème à Saint-Etienne, c'est que dès que ça va mal, tout va mal. Et dès que ça va bien, on nous dit qu'on va jouer la Ligue des Champions ! On ne peut pas faire le bilan après moins de dix journées. On n'a pas encore fait grand chose. On a gagné le derby : ça, ça peut compter. Tout le monde rêve d'un retour des Verts sur les premières marches, mais il ne faut pas oublier que l'objectif reste le maintien."