7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Tholot, ça déchire !

Didier Tholot a été désigné dimanche "personnalité de la semaine" par le quotidien suisse Le Matin. Alors que deux de ses joueurs ont été virés pour avoir flambé au casino, l'ancien attaquant stéphanois fêtera son premier anniversaire à la tête du FC Sion le 14 avril. Du jamais vu: depuis 2003, le président du club valaisan a épuisé 21 entraîneurs, soit une moyenne de vie de quatre mois... A côté, l'ASSE est un parangon de stabilité !

Mythique buteur du "match de la canette", Tholot revient sur sa vocation de footballeur : "On habitait Boën, à 50 kilomètres de Saint-Etienne. Dans les années 70, toute la France vibrait avec les Verts et leurs folles épopées de Coupe d'Europe, Piazza, Curkovic, Rocheteau. Faute de pouvoir me payer un billet, j'écoutais les matches à la radio."

Viré du FC Sion en 2003, le natif de Feurs commente son retour sur le banc du club valaisan. "J'avais un double mandat: sauver l'équipe menacée par la relégation à neuf matches de la fin, et gagner la Coupe, pour laquelle elle était qualifiée. J'ai réussi sur les deux tableaux. Mais le risque était grand : je venais d'échouer à Reims et dans ce métier, deux échecs consécutifs et vous êtes morts. Le président Constantin s'investit totalement dans le club mais attend beaucoup des autres. Compte tenu des antécédents, le risque est peut-être un peu plus grand ici. Mais c'est le métier d'entraîneur qui veut cela. Quand on s'assied sur un banc, on ne sait pas quand on le quittera. Je n'ai jamais vécu dans la peur. Si vous avez peur de perdre votre place, vous l'avez déjà perdue. J'assume les défaites comme les victoires, je ne cherche jamais de faux-fuyants. A St Etienne, comme joueur, j'ai déchiré mon contrat devant le président avec qui j'étais en conflit et j'ai signé à Martigues pour quatre fois moins. Je vis le foot par passion, c'est ma raison de vivre, pas pour arrondir mon compte en banque."