6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Roro blanchi mais meurtri

Avant de participer aujourd'hui à Cellieu au championnat de la Loire et du Rhône de cyclisme, Roland Romeyer revient dans Le Progrès sur l'affaire Carvalho. S'il a été blanchi le mois dernier, le président du directeur de l'ASSE reste marqué par cette épreuve.

"Quand tu te retrouves dans une cellule, à Lyon, que l’on te passe les menottes… La mise en examen a été, sur le plan moral, très dure à vivre. C’est une blessure grave. Cela a été très dur, quelque chose que je ne souhaite à personne. Quand on remet en cause ton honneur... On vous condamne avant de vous avoir jugé. La présomption d’innocence, ça ne veut rien dire. Tout de suite, on te voit coupable. Il y a eu un préjudice moral mais aussi matériel. Dans mes propres affaires, des partenaires commerciaux m’ont lâché. Des sociétés se sont désengagées. Il nous fallait payer au cul du camion.

Tu es un personnage public. Tu fais la une du journal, ça passe en boucle. Alors que le coupable, ça fait quatre lignes. Je me souviens de ce match contre Boulogne, les gens qui crient Romeyer en prison. Et tout le monde qui s’écarte. On a été seuls. Quand certains me passent la main dans le dos aujourd’hui, ça me gratte (...) On est content, soulagé. Mais ma vie ne sera plus jamais comme avant quand même. De salir quelqu’un comme ça…"