Ilan n'est pas dingue de Dunga
Le quotidien L'Alsace publie aujourd'hui un entretien d'Ilan. Confirmant avoir quelques pistes en Angleterre, l'ancien international brésilien n'est pas enthousiasmé par la Seleção, qui affronte les Pays-Bas cet après-midi en quart de finale de la Coupe du monde.
"Déjà, au départ, je pensais que les joueurs sélectionnés n’étaient pas tous les bons. Pour moi, le sélectionneur a oublié des garçons comme Ronaldinho, Ze Roberto… Enfin, c’est mon opinion. Du coup, l’équipe est assez régulière depuis le début, mais elle ne fait pas non plus de superbes matches. Disons que le Brésil est régulier par rapport à l’équipe qu’il présente, et par rapport à ses choix tactiques. Voir la Seleçao jouer de façon plus défensive, ça me fait un peu mal au cœur. On est habitué à voir plus de buts, plus de spectacle avec cette équipe. Beaucoup de gens sont déçus de la qualité de jeu, mais bon, dans le football moderne, il faut bien s’adapter… Malgré tout, on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’il vaut toujours mieux attaquer. Regardez le Portugal face à l’Espagne : ils ont perdu parce qu’ils n’ont pas attaqué. Si on joue de façon trop défensive, on attire quelque part l’adversaire vers nous. Par contre, il y a quelques pays qui se livrent, prennent des buts… mais en mettent aussi beaucoup. Je pense par exemple à l’Allemagne. C’est quand même beaucoup plus joli le foot comme ça !
Ce qui m’inquiète, c’est que dans le groupe, on n’a que deux créateurs : Kaka et Robinho. J’espère vraiment qu’il ne va rien leur arriver… Si on perd ces deux joueurs, on risque d’avoir des problèmes. Maintenant, pour le quart de finale, oui, je suis assez optimiste. Tout dépendra de l’attitude des Pays-Bas. Regardez le Chili : ils avaient peur du Brésil, ça se voyait, et ils ont trop reculé alors qu’ils avaient réussi un superbe match face à l’Espagne. Je ne sais pas si les Pays-Bas vont avoir cette peur. En tout cas, c’est le plus grand test pour le Brésil depuis le début de la Coupe du monde. Les Hollandais ont beaucoup de qualités. Si le Brésil devenait champion du monde en jouant mal, je serais content, même si je préférerais autre chose… Mais quand on entre dans une telle compétition, c’est avant tout pour être champion."