Danet en année...
... il s'attaque à la gestion de Sainté ! Auteur du réquisitoire "Ils ont tué les Verts, histoire secrète" (Ed. Solar, 1997), Benjamin Danet a continué de dénoncer les frasques stéphanoises dans "Retour d'enfer" (Ed. Solar, 1999). Après avoir mis en exergue dans la Pravda Mag "un nouveau scandale vert" en 2007 et 2008 (affaire Romeyer-Carvalho), il avait recueilli dans l'hebdomadaire sportif les propos amers de Laurent Roussey en avril 2009. Aujourd'hui, il consacre un dossier aux problèmes financiers de l'ASSE, toujours dans la Pravda Mag. Morceaux choisis.
"Alain Perrin avait deviné la fragilité du poste d'entraîneur à Saint-Etienne et prévu dans son contrat, via son agent Jean-Pierre Bernès, une indemnité totale en cas de rupture avant son terme, en juin 2011. Résultat : un chèque de 2 M€ et l'avantage, surtout, de ne pas attendre le long verdict des prud'hommes.
Les prud'hommes ont octroyé plus de 450.000 € de dommages et intérêts à l'entraîneur tchèque Ivan Hasek, neuf mois après son éviction pour faute grave. Les dirigeants stéphanois lui reprochaient de ne pas les avoir soutenus dans le licenciement de l'attaquant Lamine Sakho.
Alors que l'ASSE n'entend pas lui verser plus que les 19 mois de salaires restant dus (soit 1 140 000 €), Laurent Roussey réclame 2,1 M€ d'indemnités. L'écart repose sur des éléments précis : préjudice subi (il est toujours au chômage), prime exceptionnelle de qualification en Coupe d'Europe payée en début de saison dernière aux joueurs mais pas au staff (75 000 €) ainsi que des indemnités de congés payés recevables juridiquement. Le conseil des prud'hommes devrait rendre sa décision le mercredi 13 janvier prochain. De leur côté, Philippe Lyonnet, ancien ccordinateur sportif, et David Guion, ancien entraîneur adjoint, réclament 500.000 €.
Cette "affaire" des congés payés prend une toute autre ampleur quand on sait qu'elle concerne également les joueurs. Eux aussi ont épluché leur fiche de paie et se soint vite rendus compte qu'ils ne percevaient pas, depuis 2004 et l'arrivée du duo Caïazzo-Romeyer, d'indemnités de congés payés sur leurs différentes primes (performances, matches, nombre de buts, nombre de rencontres) distribuées tout au long de la saison.
Si Laurent Roussey, Philippe Lyonnet, David Guion ainsi que les joueurs disent vrai, la réparation du préjudice atteindra plusieurs millions d'euros. Les indemnités de congés payés (12%) s'évaleunt donc, au minimum, à 300.000 € par saison. Si l'on verse ces mêmes indemnités au staff technique, ainsi qu'à tous les jeunes réservistes du centre de formation qui peuvent y prétendre, et qu'on considère qu'elles n'ont pas été payées depuis cinq années, on dépasse les 3 M€. Sans compter les charges sociales qu'il faudra ensuite payer à l'Urssaf. Le club stéphanois a été (très) discrètement sanctionné, il y a quatre mois, par la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) pour irrégularités sur ses fiches de paie.
Un autre salarié ne s'est pas limité à une simple plainte devant le conseil des prud'hommes. Son comabat : que l'ASSE soit reconnue comme une Unité Economique et Sociale devant le tribunal d'instance. L'UES permet juridiquement de toucher une participation aux bénéfices, un mécanisme qui vise à faire profiter les salariés des bons résultats de la société. L'ASSE ne verse aucune participation. Les bénéfices du club forézien sont pourtant conséquents, puisqu'il a présenté à la DNCG des résultats positifs à hauteur de 17 M€ sur 4 saisons de 2004-2005 à 2007-2008. Ce rendez-vous au tribunal d'instance, reporté à deux reprises et prévu début 2010, devrait être le bon. Si d'aventure le tribunal reconnaissait à l'ASSE les caractéristiques d'une UES, le club devrait payer aux salariés présents au club depuis 2004 et qui l'exigent une participation de plusieurs millions d'euros."