7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Pas d'herbe folle avec Dadolle !

Jardinier à Geoffroy-Guichard, Michel Dadolle se confie dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"Je suis arrivé en 1977. Je me souviens de Platini, qui était vraiment adorable, de Johnny Rep, un sacré bon vivant, ou encore du professionnalisme de Curkovic. Il était très distant et, avant chaque match, il se couchait dans sa surface de réparation pour voir s’il n’y avait pas des mottes de terre susceptibles de causer des faux rebonds. Quand on procédait au déneigement, Roger Rocher nous payait le vin chaud.

Jusqu’au début des années 1980, il y avait moins d’argent, c’était plus sympa. Il faut dire que les joueurs s’entraînaient sur le terrain annexe, on les voyait plus souvent. Tous nous disaient bonjour, ce n’est pas forcément le cas aujourd’hui. Ce n’est pas forcément à cause des joueurs eux-mêmes. Si on me donnait leur salaire, je le prendrais bien volontiers. J’arrive à les comprendre.

Lorsqu’il neige, on fait notre possible pour rendre le terrain praticable mais quand il fait -19, on sait pertinemment que le match ne pourra pas avoir lieu… On se donne pourtant au maximum pour remplir notre rôle. Il y a dix ans, le délégué prenait logiquement la décision de reporter le match 48 heures avant. Actuellement, il faut attendre la décision de l’arbitre le jour de la rencontre pour savoir s’il est possible ou non de jouer. Les joueurs se déplacent, tout comme les supporters, ce n’est pas très correct vis-à-vis d’eux."