Loïc veut s'offrir une nouvelle coupe !
La Pravda a publié aujourd'hui une interview de Loïc Perrin. Extraits.
"Moi, je n’ai soulevé que la Coupe de la Loire, en moins de 13 ans. Mais ça ne compte pas. Quoique… Je m’en souviens encore. Soulever une coupe en pro, ça doit être extraordinaire, procurer des sensations encore plus énormes. On rentrera de suite après la finale car les matches s’enchaîneront très vite derrière. Pensons déjà à gagner cette finale. Si on a ce bonheur, on trouvera bien un moment pour la fêter. Mais je ne retournerai pas à Saint-Etienne en vélo !
Laurent Roussey m’a donné le brassard quand j’avais 22 ans. J’étais le seul joueur de la région. C’était un peu compliqué au départ, car il y avait des joueurs d’expérience, comme Vincent Hognon. Plus confirmés que moi. Au fil des années, c’est devenu plus facile et évident d’être capitaine. Je porte le brassard sans forcer ma nature ni changer ma façon d’être. Ce sera pareil avant la finale. Personnellement, mon rôle de capitaine, avec tout ce que cela implique, ne me pompe pas trop d’énergie. Si ça ne me stresse pas, j’ai quand même conscience que je peux devenir le premier capitaine des Verts à soulever une coupe, 36 ans après Ivan Curkovic. Ce serait encore plus particulier pour moi qui suis né à Saint-Etienne.
Les titres, c’est ce qui reste et permet de marquer l’histoire. C’est la récompense d’un joueur. Ce serait bien de gagner la finale pour le club. Depuis que je suis né, à part deux titres de champions de D2, Saint-Etienne n’a plus rien gagné. Ça fait bien trop longtemps et ça lui manque. On sent le club plombé par ça.
Comme il s’est écoulé plus de trois mois entre la demie et la finale, on l’a vite mise de côté. Quoi qu’il arrive au Stade de France, ça ne marquera pas un point final. Il nous restera une fin de saison passionnante à vivre. On doit être capables de tout jouer cette année. Mais une finale, ça reste le rêve de tout le monde. Euh, une victoire. J’espère qu’on imitera Lyon et Marseille. Gagner la Coupe de la Ligue a enclenché un cycle victorieux dans ces clubs.
Je sens le club plus apaisé. Je ne pense pas qu’une défaite au Stade de France fera ressortir les vieux démons. Avant, j’avais l’impression que tout le monde ne tirait pas dans le même sens. Il y a désormais une certaine continuité. Jusque-là, je n’avais jamais le même entraîneur pendant plus d’un an et demi. On s’aperçoit que ça paye. Mais tout cela reste fragile. Surtout à Saint-Etienne.
L’héritage des anciens est une chance. Les Verts ne seraient rien sans leurs exploits. Même si je parle de ma ville, de mon seul club, ce maillot est à part. Quand j’ai attaqué ma carrière, en L2, j’ai joué dans pas mal de stades où l’engouement n’avait rien de comparable avec celui de Geoffroy-Guichard. Ce n’est pas une pression de porter ce maillot. C’est un plaisir."