Bafé l'éloge de Roussey
Au cours d'un long entretien publié aujourd'hui dans France Football, Bafé le bilan de ses vertes années avant de rendre hommage à Laurent Roussey.
"La saison dernière me laisse un sentiment amer. Quand je vois mes dix buts, je me dis que je peux faire beaucoup mieux. Mais il y a eu pas mal de problèmes dans cette équipe, notamment au niveau de la stabilité. Je pense au départ de Pacal Feindouno, au limogeage de Laurent Roussey... Je continue de penser qu'avec l'apport d'un joueur comme Pascal, j'aurais reçu six ou sept passses décisives de plus et j'aurais été dans mes stats de la saison précédente. Le club avait fait le choix de le vendre, on s'est accroché, je savais que ça allait être difficile. Finalement, on s'est sauvé. Je pense être sorti grandi de cette saison, car en plus de mes dix buts en L1, j'ai souvent marqué en Coupe. On m'a toujours dit qu'un bon attaquant ratant sa saison devait tout de même marquer un nombre de buts à deux chiffres. C'est ce que j'ai fait, mais j'ai tout à fait conscience que je me dois de faire mieux.
Quand un club est en difficulté, beaucoup de joueurs ont tendance à mettre la faute sur les entraîneurs ou les autres. Je n'aime pas ça. Je préfère me taire, travailler et franchir des paliers. Je suis assez costaud pour fournir la réponse sur le terrain. Sur les derniers matches de la saison, j'étais satisfait d'avoir marqué ces buts si importants pour le club. (...) J'aurais voulu réaliser une meilleure saison, mais les deux ans et demi pendant lesquels j'ai remplacé Piquionne, j'ai marqué pas mal de buts (36 en trois saisons de L1). Avec mes coéquipiers, on a permis au club de se qualifier pour une Coupe d'Europe, pour la première fois depuis presque trente ans. Je pense que mon bilan est tout à fait satisfaisant.
Avec le coach Roussey, j'ai beaucoup travaillé. Sous sa férule, j'ai marqué seize buts en une saison. Il a été l'une des raisons de mon arrivée en équipe de France et de mon éclosion au plus haut niveau. Il a été le meilleur entraîneur de l'histoire du club, en le ramenant en Coupe d'Europe après y avoir participé lui-même en tant que joueur. Il faut lui rendre un grand hommage. (...) Quand j'ai connu Laurent Roussey, j'étais un jeune joker de Saint-Etienne, rentrant deux ou trois minutes par match. Quand il est arrivé au club, il m'a pris sous son aile, en s'inspirant lui-même de sa période lilloise, avec Claude Puel. C'est aussi pour cette raison que j'ai voulu rejoindre Lyon car je savais la qualité du travail qui allait être fourni."