6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Dernis parti pour rester

En terminant dernier d'un championnat qu'il avait remporté la saison précédente, Geoffrey Dernis est entré dans l'histoire du football français. Même s'il a perdu les clés du succès à Brest, Passe-Partout compte poursuivre son aventure dans le Finistère si l'on se fie à son entretien paru hier dans Le Télégramme. Extraits.

"On ne peut pas faire pire que ce qui s'est passé la saison dernière. Maintenant que les conflits se sont réglés pendant les vacances, le club cherche à retrouver de la sérénité et à envie de passer à autre chose. Mais c'est aussi le cas des joueurs. On sort d'une saison tellement compliquée... Personnellement, j'ai été très touché et ça a gâché une partie de mes vacances. J'ai dit ce que j'avais à dire en fin de saison, je n'ai plus envie d'en parler. Il vaut mieux tirer un trait sinon on n'avancera pas.

Il y a un nouveau staff, il y a eu un changement au niveau de la présidence, pas mal de nouveaux joueurs qui sont arrivés, il y a un nouvel élan. Cela ne sert plus à rien de parler de la saison dernière, ça a été un grand gâchis, on en est tous conscients. Il faut repartir de plus belle. J'ai eu une discussion avec les dirigeants, avec Michel Buquet et Yvon Kermarec : je leur ai simplement dit que si le projet était intéressant, ça ne me dérangeait pas de rester. J'ai fait partie de cet échec et je n'aime pas rester sur cet échec.

Si le club m'avait demandé de partir, j'aurais fait les démarches nécessaires. Mais, aujourd'hui, je ne suis à la recherche de rien. Je ne me suis jamais posé la question de savoir si j'allais partir ou pas. Dans mon idée, je reste. Encadrer les jeunes cette saison, c'est un rôle qui me plairait, surtout quand les jeunes sont à l'écoute, ce qui n'est pas toujours le cas. Mais là, le groupe est réceptif. Et j'ai aussi une revanche à prendre sur moi-même. J'ai surtout envie de retrouver du plaisir avec un  groupe et sur le terrain. Le plaisir, c'est mon mot d'ordre."