7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Nés sous la même étoile ?

Si Akenathon supporte le mauvais club étoilé, il n'est pas insensible à l'ASSE. Dans un entretien publié aujourd'hui sur le site de So Foot, le leader du groupe IAM fait quelques allusions aux Verts. Extraits.

"Quand je regarde du football, je garde toujours à l'esprit que c'est du spectacle. Je suis souvent en désaccord avec d'autres membres d'IAM ou avec d'autres supporters de l'OM un peu plus fanatiques, parce que je préfère un bon spectacle à des victoires à tout bout de champ. Je me satisferais plus d'une troisième place avec du beau jeu, que d'un titre de champion remporté en pratiquant un jeu minable.

Marseille, Saint-Etienne, Lens, ce sont des villes qui sont économiquement et socialement sinistrées, donc les gens se transposent. Je hais le mépris qu'il y a parfois dans les médias pour les rêves simples. Les gens ont besoin de rêves aujourd'hui, ils n'ont pas besoin de concret. Le concret, ils le voient tous les jours aux infos avec des guerres par-ci, des catastrophes par-là... Ils ont besoin de se raccrocher à quelque chose qui les sorte de leur quotidien, qui les fasse rêver. Et le foot les fait rêver. Ca se respecte.

Le rap et le foot sont très proches. Le rap est une véritable performance sportive, avec une culture de la gagne. On ne se contente pas de faire de la musique, il y a un toujours un esprit de compétition. Les facteurs psychologiques et physiques sont les mêmes, parce que les concerts de rap, ce ne sont pas des shows statiques comme dans le jazz, on se dépense énormément, on bouge beaucoup. Entre rappeurs on parle énormément de foot, et la réciproque est vraie parce qu'à quasiment chacun de nos concerts on a des demandes de la part d'équipes de Ligue 1. Je me rappelle d'un concert à Lyon lors duquel on avait reçu en backstage toute l'équipe de Saint-Etienne. Il y avait Landrin, Dabo...

Des guéguerres dans les clubs, il y en a partout, c'est juste que Marseille est surexposé médiatiquement. A Paris, Lyon, Saint-Etienne, il y a toujours eu des clans. Moi ça me fait chier que les gros clubs descendent. Quand Saint-Etienne était descendu, j'étais dégoûté. C'est une question de prestige. Je ne suis pas très football amateur, clubs de village... Tout ça, j'en ai rien à foutre. Je n'aime que les grosses caisses. Ce qui m'intéresse c'est le spectacle, et l'émulation elle se fait entre gros clubs."