7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Bayern, pourquoi tant de haine ?

C'est le titre de la chronique publiée aujourd'hui par Bruno Roger-Petit sur son blog. Animateur d'une émission sur Europe 1 Sport, l'ancien présentateur de JT sur France Télévisions supportera ce soir l'Inter de Milan par haine du Bayern, vieux bourreau des Verts.

"Le Bayern est l'objet de toutes mes détestations depuis 1975. Lors de la demi-finale disputée contre Saint Etienne, nous avions eu un aperçu de cette insolente chance qui accompagnait les Allemands. Après un 0-0 au match aller, suite à une rencontre maitrisée de bout en bout par les Verts, le Bayern avait inscrit un but incroyable par Beckenbauer dès la première minute du match retour. Un but d'anthologie, où la chance le disputait au talent sans que l'on puisse discerner la réelle part de l'un ou de l'autre dans l'affaire.  Depuis cette époque, j'éprouve une certaine aversion pour le Bayern.

Je me suis encore fait cette réflexion devant l'émission d'ESPN Classic l'autre soir. Beckenbauer, le cheveu blanc, les rides en plus, affichait le même regard bleu acier que lors des grands duels d'autrefois. Il commentait la finale 1976, les poteaux carrés, les Stéphanois avec une sorte de fausse sympathie pour les Verts. "Ils ont fait un bon match quand même" concédait-il en esquissant un petit sourire entendu qui signifiait qu'il ne pensait pas vraiment ce qu'il venait de dire par convenance. Encore et toujours cette arrogance confinant au mépris.

Je me suis souvenu alors d'une autre émission consacrée au Bayern et diffusée il ya quelques mois sur ESPN Classic également. On y voyait Maier, Muller (der Bomber) et Schwartzenbeck évoquer aussi leurs souvenirs de la finale 76. Ils parlaient des joueurs de Saint-Etienne sans les nommer parce qu'ils ne connaissaient par leurs noms, genre: "Ils avaient ce grand type à cheveux longs, là, derrière" ou bien encore "Leur avant centre était bon de la tête". Et il ne s'agissait pas de trous de mémoire. C'était très agacant, ce coté "on a joué contre une équipe en finale de Coupe des Champions, mais on ne connaissait même pas leurs noms tellement on les prenait pour des moins que rien du fooball. Et des Français en plus!" Et toute la séquence, comme celle du Kaiser, était ponctuée de ricanements satisfaits. Insupportable, même trente ans après."