7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Brison, juste quelqu'un de bien !

Dans une interview au Progrès, Jonathan Brison revient avec lucidité et intelligence sur son séjour prolongé sur le banc de touche : "je me suis blessé aux adducteurs (ndp² : à Lille le 25 août). Je souffrais d’une pubalgie et ça a duré deux mois. Le but alors c’est de vite revenir dans le groupe, se remettre au niveau et regagner sa place. Mais en deux mois, il s’est passé certaines choses. Faouzi a fait des bons matchs, il n’y a pas de souci. Le coach fait ses choix. Je ne conteste aucunement ses décisions. De mon côté, je me bats chaque jour à l’entraînement. Je suis à 100 % tout le temps pour compenser le manque de temps de jeu. Je ne lâche rien, je fais tout pour pouvoir jouer. Si je ne joue pas, je suis forcément déçu. Ce n’est pas ce que je préfère. Mais je ne dis rien. Je m’accroche et je continue à bosser. C’est sûr que ce n’est pas toujours facile. On ne participe pas pleinement aux victoires, ni aux défaites. On se sent un peu inutile par moments, même si je sais que je fais partie intégrante du groupe. Il faut toujours se tenir prêt en cas de suspensions ou de blessures. C’est ça le plus difficile, faire en sorte de rester dans le rythme. Ou plutôt le retrouver pour être prêt le jour J quand le coach aura besoin de moi." Les nombreuses blessures au milieu de terrain pourraient lui permettre de regoûter un peu au terrain, comme récemment à Nice : "Il fallait préserver le score. Comme on souffrait un peu, le coach m’a fait rentrer pour doubler le poste avec Faouzi. Cela m’a fait du bien. C’est super de pouvoir participer à un match. Surtout quand ça se passe bien et qu’il y a la victoire au bout, ce qui est le plus important."

Toujours bon esprit, la Brise pense avant tout au collectif et porte un jugement mesuré sur la saison verte : "Jusqu’à présent, c’est correct sans être exceptionnel. On a loupé deux ou trois fois le coche, comme à Rennes. On a perdu des points en route. On a mis pas mal de buts mais on en a pris aussi par rapport à la saison dernière même s’il faut arrêter de comparer. L’effectif s’il a peu évolué, a changé malgré tout. Ça reste pas mal mais j’espère qu’on fera une meilleure deuxième partie de saison pour aller le plus haut possible. Rien n’est fait dans les deux sens. La 4e place est potentiellement accessible." En espérant que le groupe ne soit pas vendredi soir victime du réveil Montpelliérain : "Affronter une équipe qui vient de changer d’entraîneur, ce n’est jamais facile. On se dit que les joueurs vont se révolter à un moment donné. L’équipe de Montpellier va s’arracher, vendredi. Et puis on connaît aussi le président qui va leur mettre une grosse pression. Il leur reste encore des joueurs qui ont remporté le titre il y a deux saisons. Il y a de la qualité. Le public sera chaud. Ce ne sera pas une partie de plaisir. À nous d’être à 100 % pour faire le match qu’il faut."