7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Carrasso en a assez

Lassé de voir les Girondins perdre de nombreux points à domicile, Cédric Carrasso évoque la réception des Verts lors d'un entretien publié aujourd'hui dans Sud-Ouest.

"Ce serait bien de gagner un match. Il ne faut pas oublier Arles-Avignon, clame le gardien, ce ne serait pas bien. Il faut garder cela dans un petit coin de notre tête. Le pire, c'est que ce qu'il s'est passé était normal. Quand l'ensemble du public se trouve dans cet état de moquerie, même si ça fait très mal, ce n'est pas illogique qu'il s'exprime, puisque c'est justifié. Notre équipe est déconcertante. On est capable de réussir de bons matches, comme devant Lille ou Lyon. Mais on est aussi capable d'Arles ou Caen…

À un moment, il faut savoir se prendre en main, savoir analyser ce qu'il se passe. Celui qui a un peu de caractère, un peu de fierté doit sortir un gros match dimanche. C'est ça le plus important. Quand on est capable de faire quelque chose, on doit le prouver sur la régularité. Je ne dis pas que l'on peut être au top 38 matches sur la saison. Mais on ne peut pas être bon 10 fois et passer au travers 25 fois… Il faut que cela soit le contraire. Malheureusement, sur 30 matches, on en fait 10 bons et 20 moyens. C'est là-dessus qu'il faut travailler car Lille, c'était bien mais cela ne nous a rapporté qu'un point. On n'a pas avancé…

C'est vrai que si on gagne, on avance. Mais le classement, à un moment, il m'a fatigué. C'est au moins la huitième fois que l'on joue en se disant "si l'on gagne…" On n'a jamais gagné. Alors le classement… On verra ce qu'il se passe samedi soir. Puis dimanche. Puis le samedi d'après. Saint-Etienne, c'est un bon match à jouer. Certains se mettent peut-être une pression qui n'a pas lieu d'être. On joue dans un beau stade, sur une belle pelouse. On a tout ce qu'il faut pour réussir. On a juste à gagner des matches, donner du plaisir et se faire plaisir avant tout."