Nanard se confesse dans la Bible
Un aveu sur Galette, un tacle sur le PSG : Bernard Caïazzo se confie dans la dernière édition de France Football.
"L'affaire Payet ? Nous avons su réagir comme il fallait. La direction du club a fait preuve d'une grande fermeté dans cette affaire. Ça nous a permis de lancer un signal fort aux joueurs : le groupe est plus important qu'un individu ! C'est cet état d'esprit qu'on a retrouvé sur le terrain à Montpellier. Dimitri a fait une bêtise et Christophe Galtier lui a expliqué qu'il ne pouvait pas laisser passer ça. Il l'a donc envoyé jouer avec la réserve le week-end dernier, mais il le récupère cette semaine. Payet est un garçon attachant et je peux vous assurer qu'il nous a manqué, d'un point de vue humain, à Montpellier. Je dois avouer que Galtier est, d'un point de vue humain, le meilleur entraîneur que j'ai vu à Saint-Etienne. Nous avions connu une situation comparable avec Piquionne. L'entraîneur Ivan Hasek nous avait avoué qu'il ne savait pas régler ce genre de problèmes. Galtier nous a assuré qu'il savait le faire. Et avec Payet, il a parfaitement su gérer l'affaire, en bonne intelligence avec Dominique Rocheteau et Roland Romeyer. Quand tous les responsables œuvrent dans le même sens, le club s'en tire mieux, évidemment.
Nous étions en déficit ces deux dernières saisons mais nous allons probablement terminer cette saison à l'équilibre. Nous avions déjà réduit la masse salariale de 26%, mais, avec les derniers mouvements, nous atteignons les 32% promis à la DNCG. Si nous n'avons pas cédé Payet, c'est aussi parce que nous sommes dans une situation financière assainie, contrairement à ce que pensait le PSG. Les dirigeants parisiens n'ont pas eu d'ailleurs un comportement correct et je compte évoquer cette affaire lors de la prochaine réunion de la Ligue. De toute façon, ça leur retombe déjà dessus ! Comme ils ont vendu Sessegnon et proposé à Payet un salaire multiplié par deux, leurs joueurs comme Mamadou Sakho ont compris que les discours de rigueur ne s'appliquaient pas à tout le monde."