Repellini's back to Hampden Park
A l'issue du tirage au sort du tournoi final des Jeux Olympiques, Pierre Repellini s'est rendu la semaine dernière à Glasgow qui sera le théâtre des deux premières rencontres des Bleues face aux Etats-Unis puis la Corée du Nord les 25 et 28 juillet. Après avoir retrouvé Hampden Park, le coordinateur administratif et sportif des Féminines s'est confié sur le site de la FFF.
"C'est un stade aujourd'hui entièrement rénové mais toujours aussi beau et impressionnant avec ses 80.000 places et ses vestiaires ultra-modernes. Cela demeure une enceinte mythique, théâtre notamment des grands derbys de Glasgow entre les Rangers et le Celtic.
De la finale de 1976, j'ai d'abord le souvenir d'un stade presqu'entièrement vert ! Glasgow avait été littéralement envahi par une marée de Stéphanois dans une ambiance exceptionnelle.
Du match en lui-même, je retiens mes duels répétés avec Rummenige, quelques actions marquantes comme la faute d'Oswaldo (Piazza) à la suite de laquelle arrive le but du Bayern (coup franc indirect, avec passe de Beckenbauer pour frappe de Roth, 1-0, 57ème) et qui n'était à mon avis pas sanctionnable. Je repense surtout à l'entrée de Dominique Rocheteau (83ème, en remplacement de Christian Sarramagna). Il a véritablement "mis le feu" dans la défense du Bayern alors qu'il était blessé à la cuisse.
Au final, il y a eu cette énorme déception et la frustration d'être passés tout près, sans avoir été "mangés" par l'équipe de Franz Beckenbauer alors double tenante du trophée (Dominique Bathenay puis Jacques Santini se heurtent notamment à deux reprises aux montants à section carrée du but de Maier en première période).
Au retour, la descente sur les Champs-Elysées avait été extraordinaire. Qu'est-ce que cela aurait été si nous avions gagné ? Ce retour 36 ans après était surtout un clin d'œil car je ne suis pas nostalgique, je ne m'attache pas aux choses du passé et je n'ai pas de regrets."