6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Bien aidés par Bénédet

Cheick Diabaté et Henri Saivet ont inscrit, à eux deux, onze des treize derniers buts des Girondins, dont six consécutivement, série en cours. Adjoint de Francis Gillot, l'ancien attaquant stéphanois Alain Bénédet (52 ans) parle d'un duo à surveiller cet après-midi à Geoffroy-Guichard.

 
"Je n’avais jamais connu un attaquant aussi dégingandé que Cheick Diabaté. Dans son style, je ne vois que Peter Crouch. Il a accompli d’énormes progrès dans les déplacements, la conservation du ballon, l’intelligence de jeu. Maintenant, on peut se servir de lui comme point de fixation.  Il a beaucoup douté de lui. Eric Bédouet lui a fait travailler la coordination et on a beaucoup bossé avec lui à la vidéo. Il a marqué 33 buts en 45 titularisations. On a encore beaucoup de progrès à accomplir dans la qualité de la dernière passe pour le trouver.
 

Henri Saivet a incontestablement franchi un palier La saison dernière, il était encore trop en dents de scie, il a fini par prendre conscience de ses qualités et s’est dit - ce n’est pas faute de lui avoir répété - qu’il devait avancer dans sa carrière. C’est un bosseur, il ne lâche rien et plus il joue, plus il prend confiance. Il voit bien le jeu, pige vite, est adroit devant le but, bon de la tête. Il possède encore une énorme marge de progression. Il faut qu’il devienne un joueur professionnel reconnu. Je souhaite qu’il prolonge et qu’il nous fasse une saison pleine. Qu’il prenne conscience que le club lui a beaucoup donné, et que c’est à son tour de donner au club…"