7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Brest western

Les ultras stéphanois ne sont pas passés inaperçus hier dans le Far West, comme le rapporte la dernière édition du Télégramme. Extraits.

"Les "Magic fans" ont passé l’après-midi à boire dans un bar du centre-ville avant de faire route vers le stade, peu avant 18h00. Préférant embêter le monde, ils ont alors choisi de remonter la rue Jean-Jaurès sur les rames du tram, bloquant trois bons quarts d’heure sa circulation. Au même moment, les forces de police sont appelées pour une violente bagarre qui se serait déclenchée dans le bar " Le Murphy’s" en plein centre ville, à deux pas de la rue Jean-Jaurès. Sur place, un groupe de supporters vert, les "Green Angels" serait tombé à bras raccourcis sur des supporters brestois et auraient déclenché le début de l’échauffourée. Un nez brestois aurait succombé aux gnons verts, de même que plusieurs rétroviseurs de voitures garées alentours. De même, plusieurs chaises ont été brisées dans l’établissement au cours de la bagarre. Selon la police, la remontée vers Francis-Le-Blé a été longue et fastidieuse, les Stéphanois refusant systématiquement de se plier aux ordres des autorités. Sur place, les stadiers n’ont pas interdit l’accès à ces supporters décrits comme émêchés mais pas totalement ivres.

Après le match, les incidents ont perduré. Le car des "Green Angels" a repris la route vers 23h00 après que ses occupants ont troublé volontairement la quiétude du voisinage en s’amusant à provoquer le plus de bruit possible. Pour leur part, les "Magic fans" ont du attendre qu’un autre bus arrive de la cité forézienne pour suppléer celui qui les avait amenés sur la route aller, tombé en panne. Lors de cette attente, les Stéphanois ont été chargés à la hussarde par un groupe d’une cinquantaine d’individus, vraisemblablement des Brestois, dissimulés derrière des écharpes et des capuches. "Ils ont surpris tout le monde", admet le commandant Kerdraon. La police s’est aussitôt interposée entre les groupes qui commençaient à se battre et ont pu disperser l’émeute à grand renfort de gaz lacrymogènes. Personne n’a été interpellé, "nous avons préféré, sur le moment, nous concentrer sur la dispersion", commente l’officier. Le nouveau bus a finalement pu repartir vers minuit. Il a été escorté en cordon serré jusqu’à la limite du Finistère. Mécontents de leur accueil, les Stéphanois s’étaient en effet dits prêts à "revenir tout casser en centre-ville" .