7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Guillou tacle Roro, Tessier et Comolli

Dans Le Progrès du jour, Patrick Guillou dément la rumeur l'annonçant dans le projet Sagnol. Il en profite pour tacler vigoureusement plusieurs responsables de l'ASSE.

"Il est de notoriété publique que je suis ami avec Willy mais il n'a jamais été question de l'accompagner dans son projet sportif. Je ne voudrais pas qu'on se serve de moi pour dire ensuite « On ne prend pas Sagnol parce qu'il y a Guillou ». À qui profite le crime ? Il faut remonter la bobine dans l'autre sens. On sait ma problématique relationnelle avec Romeyer. Ceux qui sont à l'origine de ces bruits sont ceux auxquels ils profitent, ceux qui ont un intérêt à ce que Sagnol ne vienne pas, donc ceux qui sont en place, comme Tessier et Comolli. Je sais tout ce qui se passe depuis un mois et demi et dorénavant, j'attaquerai tous ceux qui balanceront mensonges et saloperies pour faire dans leur arrière-boutique, leurs tours de passe-passe. Supporters, sponsors, on vous ment. les couples idylliques n'existent que dans Santa-Barbara.


Connaissant bien Willy, je pense qu'il veut adapter au contexte stéphanois l'expérience acquise au Bayern ou en équipe de France. Il veut présenter un projet sportif et managérial crédible avec pour volonté de venir avec des hommes à lui ce qui est logique. Et qu'on ne parle pas du coût que cela représente. Il n'a pas besoin de ça. La raison de le repousser est ailleurs. On cherche plutôt un courtisan sportif qu'un manager sportif. Mais aujourd'hui, l'ASSE est à la croisée des chemins. A l'ensemble du Conseil de surveillance de prendre les décisions qui s'imposent pour entrevoir un avenir plus radieux.


J'ai lu, comme tout le monde qu'un fonds était prêt à amener vingt millions et d'après mes informations, ses dirigeants ont vraiment envie de s'investir à Saint-Etienne. Pourquoi se priver de cette manne dans un contexte économique difficile ? C'est un débat philosophique par rapport à l'histoire du club mais, premièrement, on ne peut plus gérer le football avec les méthodes d'il y a vingt ans. Deuxièmement, si on ne fait pas ce choix d'augmenter le capital, il faut avoir le courage de dire au public et aux sponsors que l'ASSE ne pourra plus jouer au-dessus de la huitième place. C'est une décision, stratégique. Je note que ce qu'amènerait le fonds correspond au montant total des transferts de la saison passée. On avait mis vingt millions dans le sable."