7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Son Sainté le Pape sur RFI

Sélectionné avec Guirane N'Daw pour affronter le Danemark à Copenhague le 27 mai prochain, Pape Diakhaté s'est exprimé hier sur Radio France Internationale. Morceaux choisis.

Comment expliquer ce manque de résultat au sein d’un club historique du football français ?
C’est vrai que c’est paradoxal. Quand les dirigeants m’ont contacté cet hiver, c’est ce que je leur ai posé comme question. Comment le cinquième budget de Ligue 1 avec le soutien d'un des meilleurs publics de France n’arrive pas à bien se classer ? En fait, c’est un club où il y a eu pas mal de problèmes, notamment au niveau de l’organisation avec deux présidents, puis un seul qui gérait tout. Et puis aussi des recrutements qui se sont fait un peu à la dernière minute. C’est toujours difficile de s’adapter quand un joueur arrive tard dans la préparation ou au milieu de la saison et qu’il doit découvrir ce championnat. Je pense aux Argentins par exemple. Et puis il y a eu aussi les blessures. Quand je suis arrivé du Dynamo Kiev en janvier, il y avait onze blessés dans l’équipe ! Quand on ne joue jamais avec l’équipe-type, c’est difficile de bien travailler.

Vous êtes arrivé après l’éviction d’Alain Perrin, comment avez-vous senti l'équipe ?
Quand je suis arrivé, le groupe venait de connaître six mois difficile. Mais j’ai senti que le discours du nouveau coach passait bien au niveau des joueurs. Il n’y avait pas d’états d’âme, que ce soit de la part de ceux qui jouaient ou de la part de ceux qui ne jouaient pas. On formait vraiment une équipe et ça, c’est vraiment important.

Comment allez-vous aborder les deux derniers matchs de la saison, à domicile contre Toulouse et à l’extérieur contre Nice ?
Déjà, on va jouer plus libérés. Avec l’équipe qu’on a, sur le pan technique on est capable de bien faire. On va bien se lâcher. Notre objectif de fin de saison, c’était d’avoir 41 points. On est maintenant sûr du maintien avec 39 pts. Mais si on gagne nos deux prochains matchs, on peut finir seizièmes, voire quatorzièmes, ce n’est pas à négliger. Ce serait bien d’y arriver et de terminer en beauté le championnat.

A présent que Saint-Etienne a assuré le maintien, vous avez une idée sur ce que vous allez faire la saison prochaine ?
Pour le moment je ne tiens pas à m’étaler là-dessus. Je suis prêté par le Dynamo Kiev chez qui j’ai encore un an de contrat. J’ai été prêté avec une option d’achat mais je ne veux pas perturber l’ambiance du groupe avec mon cas personnel.

Vous aimeriez rester ?
Oui. C’est une envie que j’ai. Mais après, dans le foot, tout va très vite. Entre l’envie et la réalité, il y a parfois pas mal d’écart.