Faux vert ou vrai monstre sacré ?
Michel Platini, l'homme du dernier titre des Verts en 1981 a eu droit samedi à un numéro dédié de l'Equipe Magazine. Considéré par Aimé Jacquet comme un faux vert ("Larqué, Santini, les frères Revelli ou moi-même sommes des vrais Verts, Michel, lui, n'a fait qu'un excellent passage"), Platoche revient sur sa période verte :
"C'est à Saint-Etienne, en 1982, que je me suis trouvé à mon sommet. Dans ma carrière, au niveau résultats, Saint-Etienne, c'est minable : on a fait des super matchs en Coupe d'Europe, deux finales de Coupe de France, mais à l'arrivée, je n'ai guère plus gagné qu'à Nancy, tout juste un championnat en 3 ans."
Ainsi Platoche accrédite la thèse que les résultats des Verts entre 79 et 82 n'étaient ni à la hauteur de l'effectif, ni de sa forme individuelle qu'il jugeait exceptionnelle. La faute entre autres à une ambiance fin de règne, et à des conflits au sein de l'effectif, en particulier entre Larios et Platini. Le vestiaire et l'équipe dirigeante étaient tiraillés, coupés en deux comme le précise Laurent Roussey : "C'était lourd, traumatisant, on était sans cesse tiraillé entre les deux camps".