7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

La réserve est entamée

Hier après-midi, l'équipe réserve de l'ASSE a perdu à domicile 3-0 face aux vilains. L'OL a ouvert le score sur corner à la 20ème minute par Abenzoar avant de doubler la mise à l'heure de jeu sur une frappe de loin de Kolodziejczak. Deux minutes plus tard, Gonalons a profité d'un nouveau corner pour donner plus d'ampleur à la défaite stéphanoise. 

La compo de l'ASSE : Coulibaly (Cassara, 46') - Néry, Messaoudi, Lanseur, Ghoulam - Garric, Sagna, Guilavogui - Boumal  (Didi, 70'), Dos Reis (Jouve, 80') - Grax.

La réaction de Jean-Philippe Primard : "La première mi-temps n'a pas été mauvaise, elle était assez équlibrée. On s'est quand même procurés quelques situations intéressantes. Je pense notamment à la reprise de volée de Boumal dès la 2ème minute, mais aussi à une bonne tête sortie par le gardien lyonnais d'une claquette. Grax a aussi une belle occasion, hélas il a un peu trop écrasé sa frappe. L'OL a eu également quelques occasions et s'est montré dangereux sur les contres. Mais ils ont loupé leurs actions par maladresse, Coulibaly n'a pas eu d'arrêt à faire. On prend un but sur corner à cause d'un oubli au marquage. A la mi-temps, j'ai dû changer de gardien. En effet, sur une sortie un peu loupée, Coulibaly s'est pris une béquille avant la pause. Cassara l'a remplacé, ce n'était pas un cadeau !

En deuxième mi-temps, on a eu très peu d'occasions, on n'était plus dans le coup. Ils ont fait le break d'une frappe plein axe de 35 mètres, notre gardien s'est fait surprendre par la trajectoire flottante du ballon. On en a pris un troisième juste derrière. Sans vouloir l'accabler, Cassara est un peu parti à la pêche sur cette action en sortant loin de ses buts, il s'est fait devancer par une tête lyonnaise. Ensuite on a un peu lâché, on n'a pas réussi à réduire le score.

On est tombé sur une très bonne équipe. Avec Fréjus, c'est celle qui a le mieux joué au ballon ici, les autres clubs se contentant souvent de défendre. La victoire lyonnaise est méritée, ils étaient au-dessus. J'ai aligné une équipe jeune, il y avait quatre joueurs de 1991. Ils n'ont pas démérité d'ailleurs, mais c'est difficile pour des gamins de 17 ans de s'imposer dans un tel contexte.  On aurait besoin de cadres au niveau ou de quelques pros non retenus en équipe première  pour grapiller les points pour le maintien. Mais certains sont décevants, d'autres sont blessés. Monsoreau est toujours blessé, Gigliotti n'a pas montré grand chose quand j'ai fait appel à lui en réserve.  Andreu n'était pas là car il ressent toujours une douleur au talon, Guilavogui a souffert car il sortait de trois semaines de blessure. J'ai fait entrer Jouve qui sort d'une période éprouvante (fracture du 5ème métatarse puis mononucléose). On ne pèse pas assez offensivement quand Manu Rivière n'est pas là. On n'a marqué qu'un seul but lors des cinq derniers matches, c'est très insuffisant !

On ne va pas se le cacher, la situation est inquiétante. On flirte avec la zone de relégation, c'est très serré en bas du classement. Il reste douze matches, il va falloir s'arracher pour se maintenir. Mais la marge de manoeuvre est réduite. Les 91 profitent de ces matches pour s'aguerrir, mais encore faut-il se maintenir ! Je me réjouis bien sûr du beau parcours des Verts en coupe d'Europe, mais ça complique les choses pour l'équipe réserve. En effet, l'équipe première joue pas mal de matches de championnat le dimanche, or la CFA joue très souvent le dimanche. Du coup je ne peux pas faire jouer des gars comme Manu Rivière. Par contre, je pourrai peut-être compter sur Perrin et Landrin avant qu'ils rejouent en L1, en fonction de ce que décide Alain Perrin."