Le grand Pardo
Ancien milieu de terrain de l'ASSE (1985-1986) et de l'OM (1990-1991), le grand Bernard Pardo a parlé à La Provence des problèmes offensifs phocéens.
"Niang, c'est l'élément incontournable de l'OM. Il a beaucoup d'influence, il respire la joie de vivre, il marque beaucoup de buts. Et techniquement, il est très bon. C'est vraiment le symbole de cette équipe. C'est un garçon hyper-généreux. C'est difficile de se passer de lui.
Brandao est un gros travailleur, mais il faudrait que quelqu'un lui tourne autour. Lorsqu'il est arrivé, on avait dressé un portrait de Brandao qui, peut-être, était faussé parce qu'il évoluait dans le meilleur club d'Ukraine, dans un championnat qui est faible, et où on peut marquer beaucoup de buts. Et maintenant, on s'aperçoit qu'il n'a pas le profil d'un véritable buteur.
Morientes, je pense que c'est fini. Dans sa tête, il ne doit plus trop y être, et physiquement, je ne crois pas qu'il ait 90 minutes dans les jambes. Il a essayé de se relancer, mais c'est sans doute trop tard.
Ben Harfa reste une énigme... C'est vraiment un éternel espoir, et vous savez, dans ce cas-là ce qu'on dit des "éternels espoirs"! Je ne le sens pas concerné. A notre époque, on lui aurait fait du bien dans la mesure où on aurait été beaucoup moins cléments avec lui. On l'aurait remué pour son bien. Aujourd'hui, les joueurs sont vachement livrés à eux-mêmes. Il n'y a plus de "grand frère" comme on en connaissait à l'époque. On était plus intransigeants, on se tirait tous vers le haut et si on ne le faisait pas, on prenait vite un coup de pied !"