7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Si Brécheteau se mettait à marcher sur l'eau ...

Dans les colonnes de "Paris-Normandie", l'ancien adjoint de Robert Nouzaret à l'ASSE Yves Brécheteau évoque aujourd'hui son expérience à Rouen : «J'avais un objectif à atteindre en cinq ans. L'équipe devait grimper du CFA à la Ligue 2. Nous l'avons réussi en trois ans. A mon sens, c'est une sacrée performance et une réussite de l'ensemble du club.Le jour où Chanlot et Charrieras se sont blessés, le groupe a explosé. Les rôles de chacun n'ont plus été respectés. La suite n'a été que non respect et non sagesse des hommes. A commencer par le président qui a écouté beaucoup de choses. Et puis je garderai toujours en mémoire ces « Brécheteau démission ». Aucun membre du comité directeur ne m'a défendu. Ils n'en sont pas sortis grandis. On réussit quelque chose tous ensemble et quand ça ne marche plus, c'est Brécheteau. C'est ça que je garde en travers de la gorge." Remplacé au cours de la saison 2003-2004 par Jean-Guy Wallemme (ce dernier ne pourra éviter la relégation de Rouen en national), Yves Brécheteau entraîne Pacy-sur-Eure depuis le mois de juin dernier. En deux ans, l'homme a changé. Plus chaleureux, Il avoue « savourer plus qu'avant le moment présent. Je pense que je prends aussi plus de recul devant les événements. Avec la fièvre, l'engouement, il suffit de peu de choses pour que le pouvoir fasse déborder un homme. » Et puis il y a des choses qui ne changent pas. Dans son bureau, affiché au mur, un florilège de maximes plus ou moins sportives et un reliquat de ses relations compliquées avec la presse. « Si je me mettais à marcher sur l'eau, les journalistes diraient que c'est parce que je ne sais pas nager. »