7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Ch'ti Jérémie

Avant de retrouver ce soir le club de sa ville natale et de sa pré-formation, Jérémie Janot s'est confié dans L'Observateur du Valenciennois.

"Le stade Nungesser, c'est le stade où je rêvais de jouer quand j'étais jeune, quand je passais ma vie sur le terrain d'entraînement rouge de la Briquette, le quartier où je vivais. Pour moi, c'était extraordinaire de revenir à Nungesser, il y a quatre ans quand le VAFC est remonté en Ligue 1. Il y avait toute la famille dans la tribune. C'était la première fois que je foulais la cette pelouse en tant que pro (...)

J'ai fait mes classes à Valenciennes pendant 10 ans. Ma première licence de foot je l'ai eu là-bas en 1982 (...) J'étais du cru et comme souvent dans les clubs, on préférait aller chercher ailleurs ce que l'on avait déjà à la maison. C'est arrivé au moment où ma mère devait déménager à Saint-Etienne. Alors j'ai fait un essai à l'ASSE et cet essai s'est avéré concluant.

Je reste nordiste avant-tout. Ces racines je les aurai toujours. Et puis j'ai eu un peu de la chance, parce qu'à Saint-Etienne, j'ai retrouvé les mêmes mentalités qu'à Valenciennes : chaleur et convivialité. D'ailleurs, je dis souvent que Saint-Etienne et Valenciennes sont deux villes voisines séparées par 700 km.

Maintenant que j'avance dans l'âge, je retrouve beaucoup d'anciens coéquipiers qui, aujourd'hui, sont entraîneurs. Ce n'est pas bon signe, ça d'ailleurs (Rires) ! Il y a Philippe Montanier, Jean-Guy Wallemme et Rudi Garcia.  À propos de Philippe Montanier, quand je l'ai vu arriver, j'ai vu arriver quelqu'un de très professionnel. Je l'ai beaucoup observé. À l'époque j'avais besoin de personnes  professionnelles jusqu'au bout des ongles comme lui, parce que moi, j'étais un peu foufou. Encore plus que maintenant. En tout cas, quand je vois la réussite qu'il a en tant qu'entraîneur, je ne suis pas surpris."