Pouliquen, la Metz est dite ?
La lanterne rouge cramoisie se rend chez les antépénultièmes Grenats demain soir lors de la 29ème journée de L2. Dans son calvaire de Breton, Yvon Pouliquen va devoir porter sa croix en Lorraine. Avant de retrouver Saint-Symphorien, l'ancien milieu de terrain de l'ASSE s'est confié au Républicain Lorrain. Extraits.
"C’est le match de la dernière chance, du moins de notre point de vue. Il s’agit, clairement, de notre dernière carte à abattre dans la quête du maintien. Nous sommes dans l’obligation de faire un résultat positif à Metz. Les Grenoblois qui fouleront la pelouse de Saint-Symphorien ont toujours envie de s’en sortir parce qu'il en va de l’avenir du club. Parce qu’il en va, surtout, de leur avenir personnel. C’est une période importante pour se montrer, pour se signaler. S’il faut insister sur cette dimension individuelle, je le ferai…
Si nous sommes à cette place en championnat (la dernière), c’est que nous le méritons. Ce groupe n’a pas l’état d’esprit requis pour faire face à notre réalité. La moitié de l’équipe a moins de vingt et un ans, nous manquons de leaders, de cadres. Sans compter que nous avons un vrai problème de qualité. Il ne faut pas se mentir.
Avec le recul, je nourris des regrets sur mon passage au FC Metz. Un en particulier : celui de ne pas avoir eu le droit d’aller au bout de la saison avec cette équipe. A cinq journées de la fin du championnat, alors que nous étions quatrièmes, à un petit point du troisième que nous devions rencontrer la semaine suivante, je trouve frustrant de ne pas avoir été en mesure de poursuivre l’aventure. Disons que j’éprouve toujours de l’amertume. Je pensais être à même de pouvoir retrouver la Ligue 1 avec ce groupe. Mais un choix a été fait…"