Dayan hors jeu ! (3)
Troisième extrait de Hors Jeu (éd. Hugo & Cie), entretien de Luc Dayan avec Benjamin Danet publié en février dernier.
"Pour ma part, je suis sorti du dossier stéphanois une fois la transaction faite, c'est-à-dire début janvier 2004. Mais je continuais à avoir les principaux acteurs au téléphone, et c'est de cette façon que je suis assez vite mis au courant des tensions internes qui règnent dans le club. Si du côté Caïazzo/Perrin, ça se passe bien, les deux hommes ont des problèmes de communication avec Thomas Schmider. Dès le mois d'avril, je comprends que ça ne va pas continuer ainsi. D'après ce qu'on me raconte, les divergences sont nombreuses. A tel point que les uns et les autres me téléphonent à chaque occasion, pour me raconter leurs problèmes. Je les avais réunis dans ce même tour de table, c'était volontaire de ma part. Je voulais qu'aucun d'entre eux n'ait le pouvoir absolu en Ligue 2 et perturbe la gestion de l'équipe dirigée de main de maître par Frédéric Antonetti. Au contraire, les trois hommes ont dégagé une énergie positive pendant cette première période. Les vendeurs aussi, d'ailleurs, qui auraient pu être tristes mais pour lesquels un complément de prix était prévu en cas de montée en Ligue 1 ! Tout ceci a permis d'obtenir ce qui était essentiel, le succès sportif et la stabilité économique du club. Alors, j'ai réuni les trois nouveaux associés à Paris pour une réunion de séparation qui s'est déroulée très rapidement : Caïazzo et Perrin ont soumis à Schmider une proposition de rachat de ses parts. Il aurait pu proposer de leur acheter leurs parts aux mêmes conditions et ils auraient été obligés de les lui vendre. Il ne l'a pas fait, au contraire il a accepté l'offre immédiatement. Perrin et Caïazzo ont signé le chèque tiré sur Veridis, leurs société commune, Thomas l'a pris et tout s'est terminé ainsi, en moins de dix minutes !"