6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Roro veut la vidéo

Roland Romeyer dresse le bilan du début de saison dans un entretien publié aujourd'hui sur le site officiel du club.

Réitérant sa "tolérance zéro" envers les fumigènes et se réjouissant d'avoir la meilleure attaque du championnat, Roro estime néanmoins qu' "il manque quatre points par rapport à la feuille de route établie avec le staff technique."

Le président du directoire de l'ASSE en profite pour dénoncer longuement le manque d'équité en matière d'arbitrage.

"Depuis le début de saison, nous avons été victimes de quatre erreurs d’arbitrage. Contre Lille, le deuxième but de Benoît Pedretti est précédé d’une faute sur Max-Alain Gradel qui n’est pas sifflée. A Montpellier, Yanga Mbiwa aurait dû être expulsé en première mi-temps pour son coup de coude dans le visage de Romain Hamouma. René Girard méritait le même sort pour avoir ensuite provoqué notre joueur. A Lorient, en Coupe de la Ligue, Sunu était en position de hors jeu quand il a marqué le premier but. Et face à Reims, le but de Pierre-Emercik Aubameyang a été injustement refusé pour hors-jeu. Toutes ces décisions ont eu un impact. Je ne veux pas blâmer les arbitres car ils doivent prendre des décisions lourdes de conséquences en un dixième de seconde. Le soir de notre match contre Sochaux, au cours duquel Jonathan Brison a été expulsé, je pensais d’ailleurs que l’arbitre, Saïd Enjimi, avait commis une erreur d’appréciation. Mais après avoir revu les images, je lui ai adressé un courrier pour lui dire qu’il avait eu raison. Cependant, compte tenu de la multiplication des erreurs d’arbitrage et des enjeux économiques de plus en plus importants, la vidéo est indispensable. Il ne doit même plus y avoir de débat. L’introduction de la vidéo ou plutôt de l’assistance vidéo redonnerait du poids aux arbitres, les rendrait plus crédibles et éviterait à la LFP de devoir sanctionner un joueur a posteriori. Pour son acte d’antijeu, Yanga Mbiwa a été suspendu 5 matches L’ennui, c’est que l’ASSE ne tire aucun bénéfice de cette sanction alors que nous aurions dû jouer à onze contre dix pendant une mi-temps. Ce n’est pas équitable."