Martel s'entête
Dans les milieux autorisés, il se murmure que Sainté est en ballotage favorable devant Lens pour faire partie de la liste (dévoilée demain) des 9 villes retenues pour accueillir l'Euro 2016. Mais Gervais Martel a intensifié son lobbying dans la dernière ligne droite et ne se ménage pas pour inverser la tendance, comme l'atteste son entretien publié par Lensois.com.
"Sur le stade, on a le soutien des politiques et on reçoit une subvention. Le permis de construire est déjà déposé et examiné depuis un mois. Tout est prêt. Bien sûr que la bagarre sera forte. Mais on a un projet qui existe, et le fait que le permis de construire soit déjà déposé, ce n’est pas rien. On bénéficie aussi d’une reconnaissance pour notre savoir-faire quant à l’organisation d’évènements mondiaux. Le public de Bollaert, ça compte aussi. Mon rôle est de me projeter vers l’avenir. On travaille pour les enfants de Bollaert et j’espère une récompense pour cet attachement. Je sais que je peux compter sur les gens. La descente en Ligue 2, c’est évidemment dommage, mais le projet aurait été le même en Ligue 2. J’attends la décision avec anxiété mais aussi une certaine sérénité car il s’agit de l’un des meilleurs projets avec la proximité du Louvre. Si on n’est pas retenu, le stade se fera quand même.
La proximité de Lille ? Saint-Etienne est à côté de Lyon et cela ne semble poser problème à personne. Je ne vois pas pourquoi cela se passerait comme ça. Les personnes qui vont voter connaissent l’attractivité de Lens. La région Nord-Pas-de-Calais compte 4 millions d’habitants et se trouve à un endroit stratégique de l’Europe. Je souligne qu’il n’y a pas de projet à l’Ouest et un seul à l’Est. Madame Jouanno (ministre des Sports) a peut-être parlé de répartition géographique, mais il y aura un endroit de la France où il n’y aura aucun stade…"