7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

En apprendre de Bell

Consultant pour RFI à la CAN, Joseph-Antoine Bell a commente le drame de Cabinda dans la dernière édition de France-Football.

"Même si c'est forcément facile de le dire après, je crois que malheureusement cette tragédie était effectivement prévisible. Comment imagine, par exemple, que la France s'entête à organiser une coupe du monde alors qu'elle serait la cible d'une vague d'attentats ? C'est inimaginable, n'est-ce pas ? Et bien pas en Afrique ! Alors que l'on savait parfaitement que cette région de l'Angola était en conflit armé, on a malgré tout maintenu la compétition dans un coin très dangereux pour prouver que finalement le coin était bien sous contrôle. Je trouve très regrettable d'utiliser le football pour tenter de crédibiliser n'importe quel type de politique. Le football ne doit pas servir à ça. Le football peut rassembler, mais il ne peut pas prendre parti. On ne doit pas demander à des footballeurs de choisir un camp.

Le principal coupable est l'organisateur (la Confédération Africaine de Football), en raison de sa trop grande légèreté. On ne doit pas jouer avec la sécurité des hommes. Rien ne peut le justifier. Je comprends la réaction des Togolais, que je trouve très humaine. Mais je reste peruadé qu'ils seraient restés si la CAF avait affiché plus de soutien d'emblée plutôt que de leur reprocher de ne pas avoir pris l'avion. C'est de compassion qu'ils avaint besoin, pas d'un rappel sec du règlement."