7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Sinama-Pongolle gotha

En route vers Sainté, Florent Sinama-Pongolle a conscience de rejoindre le gotha du football français. Après avoir livré sa première réaction à la Pravda, l'ancien coéquipier d'Anthony Le Tallec a commenté son choix ce matin sur RMC dans Larqué Foot. Vous avez raté l'interview ? Poteaux Carrés est là pour vous ! Voici la retranscription des propos de l'imminente première recrue de l'ASSE.

"Je passe la visite médicale demain, j'espère que ça va bien se passer. Logiquement, il n'y aura pas de souci. Malheureusement mais aussi heureusement j'ai eu le droit à pas mal de visites médicales ces dernières années par ci par là, ça s'est toujours bien passé. Y'aura cette petite étape demain matin, aujourd'hui je voyage entre Saragosse jusqu'à Lyon et je rejoins Saint-Etienne ce soir.

Ça fait neuf ans que j'ai quitté la France, je vis ce retour vraiment tranquille. Je vais essayer de démontrer ce que j'ai pu apprendre à l'étranger. Ça doit faire une trentaine d'années que Saint-Étienne est en recherche de titres. Je sais où je vais, je sais où je mets les pieds. Le prestige de jouer à Saint-Etienne, c'est vraiment un grand plaisir. Il y a des gens qui ont toujours cru en moi, je les remercie énormément. Ça me touche énormément d'avoir cette opportunité de revenir aujourd'hui à 26 ans dans le championnat de France.

Il y a trois ans, j'avais déjà eu Caïazzo qui était super intéressé. C'est vraiment le moment où j'aurais pu revenir en France, avant d'aller à l'Atlético Madrid. Je sortais de deux grosses saisons à Huelva, j'étais super bien en Espagne où je me suis fait quand même un nom. Pourquoi repartir dans un autre pays malgré que je n'ai pas le problème de la langue et tout ça ? Il faut s'adapter au championnat de France parce qu'il ne faut pas se voiler la face… On parle toujours du championnat espagnol et du championnat anglais. Moi j'ai la chance d'en être à quatre pays aujourd'hui, et je tiens à dire que le championnat de France est le plus difficile tactiquement et physiquement. Y'a pas photo ! Donc voilà, j'ai préféré rester à l'Atlético Madrid car j'étais bien en Espagne et je voulais rester dans l'élan que j'ai connu à Huelva.

J'ai eu la chance de me poser à Liverpool mais hélas, la dernière année, je me suis blessé aux croisés. A Huelva ça s'est très bien passé, franchement j'étais très content. A l'Atlético Madrid, y'a pas grand chose à dire. Je suis arrivé en pleine confiance et j'ai eu "l'opportunité" que Forlan se blesse. Je commence à jouer, au bout de quatre journées je suis le meilleur buteur de la Liga avec 5 buts. La-dessus, Forlan revient, et il termine soulier d'or cette année-là. Y'a pas grand chose à dire, j'ai été obligé d'être le troisième attaquant.

Maintenant, pourquoi Saint-Étienne ? Ça ne pouvait être que Saint-Etienne. C'est une logique. Trois ans auparavant, Caïazzo qui s'intéresse et arrive à me mettre dans le doute : je vais à Saint-Etienne ou je reste à l'Atlético de Madrid. Aujourd'hui je rencontre Romeyer, le coach Galtier, voilà ! Le discours me convient, je sais où je mets les pieds. Il y a un grand public, un grand stade, le prestige. C'est le club mythique du championnat de France… ça ne pouvait-être que Saint-Etienne ! Tout le monde a eu quelque chose à voir dans ma venue à Saint-Etienne. Ma venue n'est pas comme par exemple à Saragosse cette année où je viens sans option d'achat. Je savais que je venais que pour un an ici et que le club ne pourrait pas "assumer" une deuxième année. Là, non, au contraire. Il y a eu un effort au niveau du club. Je viens pour être important dans ce club et pas uniquement de passage."