7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Les U19 de l'ASNL bottent Hognon

Juste avant le centième derby, Vincent Hognon nous avait parlé de sa reconversion au poste d'entraîneur des U19 nancéiens.* Il commente à nouveau ses nouvelles fonctions dans un entretien publié aujourd'hui sur le site officiel de l'ASNL. Extraits.

"Au niveau du management, je suis quelqu’un qui parle beaucoup au cours des séances ou des matchs. C’est quelque chose qui est venu naturellement au fil de ma carrière car j’étais plutôt timide au début. Au centre de formation, nous devons d’abord respecter des critères communs à toutes les équipes et sommes obligés de passer en revue les différents systèmes de jeu pour que les gamins ne soient jamais perdus. Ils doivent être prêts et connaître leurs missions quelle que soit l’organisation tactique. Ensuite, dans ce que tu leur demandes, tu peux quand même imposer ton style. J’étais défenseur et j’aime bien quand on s’appuie sur une base solide. Mais, avec des jeunes en formation comme ici, on ne doit jamais fermer le jeu. Parfois, on peut être forcé à défendre parce que le match est difficile mais on doit toujours demander aux joueurs de s’exprimer. C’est notre politique à l’ASNL.

Même si je garde encore un peu l’âme d’un joueur, j’étais prêt à devenir entraîneur. C’est un métier complètement différent qui occupe à plein temps. Même quand je suis chez moi et que je regarde la télévision, je continue à réfléchir à ce que je pourrais améliorer dans mes séances. Il faut vraiment être passionné car on ne peut pas exercer ce job à 50%. Il faut sans cesse s’adapter car cela reste des adolescents. C’est une période importante qui demande un gros travail psychologique. Il faut leur imposer de la rigueur tout en les laissant respirer un peu car leurs journées sont très chargées avec les entraînements et les heures de cours. Ce n’est pas facile de trouver le juste milieu.

Si je devais m’inspirer d’une caractéristique de chacun des entraîneurs qui t’ont dirigé en pro ? La rigueur, l’état d’esprit et tout l’aspect défensif de Lazlo Bölöni. Il était très performant dans ces domaines. Ce n’est pas un hasard si nous n’avons encaissé que 23 buts en 42 matchs lors de la saison 1995/1996. Élie Baup est davantage psychologue. Il cerne parfaitement le profil du joueur et s’adapte en conséquence. Cela m’a donné beaucoup de confiance. Enfin, j’ai beaucoup appris tactiquement avec Frédéric Antonetti. Avec lui, il y avait cette solidité mais aussi toujours la recherche du jeu.


Quand il manque un joueur, je fais le nombre. Le terrain me manque un peu mais j’ai toujours mal au genou. C’est la vieillesse (rires). Et plus que le jeu, c’est la compétition qui me procurait un maximum de plaisir. Je retrouve un peu cela sur le banc même si on ne joue pas forcément la gagne au centre de formation. On doit tout de même leur inculquer cette envie de gagner mais toujours avec la manière. J’apprends le métier et ne sais pas jusqu’où je vais aller. Aujourd’hui, je m’éclate mais je ne sais pas combien de temps cela va durer. Je n’ai pas de plan de carrière. Je me découvre et je suis très bien là. Me connaissant, je pense que j’aurais peut-être un jour envie d’aller entraîner des seniors mais je ne sais pas à quel niveau…"

*http://www.poteaux-carres.com/pototheque.html?page=9