7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Saadi, c'est dit !

Peu sollicité par les médias français, Idriss Saadi s'est épanché dans le quotidien algérien El Watan. Extraits.

"Le premier match, comme titulaire, a été un peu difficile. Nous avons perdu contre Sochaux. Notre équipe a, par ailleurs, terminé le match à dix suite à une expulsion. Contre Bordeaux, je me suis mieux senti sur le terrain. J’ai appliqué ce que le coach m’a demandé de faire. Je m’entraîne avec les professionnels depuis un an et demi. Au début, j’avais l’impression d’être perdu et de ne savoir rien faire. Aujourd’hui, j’ai moins d’appréhension, car je connais le groupe. Je pense avoir franchi un palier.

Cela va très vite dans le jeu. On n’a pas le droit à l’erreur. Tout est précis. Il faut toujours anticiper, et voir avant de se déplacer dans les intervalles. Par rapport à l’an passé, cela va beaucoup mieux. J’ai pris le rythme qu’exige ce niveau de compétition. En tant qu’attaquant, je suis surtout impatient d’ouvrir mon compteur but en Ligue 1. J’ai comme objectif une dizaine de réalisations, toutes compétitions confondues, en championnat comme en coupe.

Je suis un attaquant de pointe. J’aime jouer de manière axiale et prendre la profondeur par des appels de balle. J’allie la puissance et la vitesse. Je suis un bon finisseur. Pour être plus complet, je m’applique à travailler davantage le décrochage et le jeu dos au but. J’aspire à évoluer dans un grand club européen. Je souhaite également participer à la Ligue des champions et à une Coupe du monde avec une sélection nationale. Je veux, par ailleurs, gagner des titres avec les équipes avec lesquelles je jouerai. J’apprécie le championnat d’Angleterre et le jeu de Barcelone.

J’ai été élevé dans la culture française mais l’Algérie est le pays de mon cœur et de mes racines. Cela représente beaucoup pour moi. Je n’oublie pas d’où je viens. Je regarde forcément les matches de la sélection algérienne. J’étais content et fier de les voir participer à la Coupe du monde. C’était une bonne équipe, mais il manquait des buts. Je supporte aussi l’équipe de France. Pour l’Algérie, c’est une autre sensation. C’est le cœur et l’émotion !

La presse a parlé d’une rencontre avec Nordine Korichi après le match de Sochaux, mon père m’a fait parvenir cet écho. Je suis au regret de vous dire que je ne l’ai pas rencontré. Je ne l’ai même pas eu au téléphone. Je ne sais pas s’il a fait le déplacement pour ce match. Je pense aux deux sélections, car j’évolue avec la France depuis les catégories de jeunes. Pour l’instant mon parcours m’oriente plus vers cette dernière. Mais si on m’appelle, j’y réfléchirais le moment venu. Je n’exclus pas un jour de porter le maillot des Verts. Je ne suis pas contre. Il faut voir avec Saint Etienne qui est mon employeur. C’est le club qui façonne le joueur. Il est important de ne pas rater les étapes qui sont importantes dans la formation d’un jeune footballeur. La sélection, c’est un plus ! Cela demande réflexion."