7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Gelson récupère

Le Matin a publié... ce soir un entretien de Gelson, sélectionné pour affronter l'Autriche mercredi soir en match amical.

Votre Mondial en Afrique du Sud ?

Cela a été une expérience formidable, avec forcément beaucoup de déception à la fin puisque l’objectif, qui était de se qualifier pour les 8es de finale, n’a pas été atteint. Reste que le groupe a accumulé du vécu, qu’il faudra analyser pour ne pas répéter certaines erreurs.

Mais votre but contre l’Espagne (1-0), vous devez forcément y penser encore?
C’est du passé.

Néanmoins, a-t-il provoqué autour de vous un engouement, des clubs se sont-ils approchés?
Le temps où on s’intéressait à un joueur après un but marqué, c’est révolu.

Vraiment personne?
J’ai un agent. Moi, je ne m’occupe pas de ça. Ce qui me branche, c’est le terrain, jouer, le jeu avec le ballon.

Samedi, Saint-Etienne a perdu à Paris contre le PSG (3-1). Vous n’avez pas été aligné. Même si c’était le premier match du championnat, cela signifie-t-il que Christophe Galtier, votre entraîneur, ne compte pas forcément sur vous?
(Il rit, mais on le sent irrité par la question.) Ecoutez, j’ai repris la préparation avec mon club le 19 juillet, soit tardivement, ce qui est normal puisque j’étais à la Coupe du monde. Dans le groupe, il y a 21 joueurs. L’entraîneur compose avec les armes du moment.

D’aucuns ont dit, pour en revenir à l’équipe nationale, que vous étiez en concurrence avec Benjamin Huggel, à moins que cela soit le contraire. Huggel ayant pris sa retraite internationale, serez-vous désormais un titulaire incontournable?

( Il sourit .) Le football est un sport collectif et dans un collectif, il y a des individualités. Pour moi, le principal, ça reste l’équipe. Ici, il n’y a pas de compétition interne néfaste. La concurrence, on la trouve dans tous les métiers. Elle existe donc forcément dans l’équipe de Suisse. J’ai eu la chance de disputer un Euro et un Mondial. Je n’ai jamais aspiré à quoi que ce soit. Si des choses doivent arriver, elles arriveront. Chaque équipe a un coach et c’est lui qui décide.

Ce match de préparation contre l’Autriche, comment le voyez-vous?

D’abord, on va se revoir avec plaisir, retrouver quelques repères, s’entraîner comme il le faut. L’entraîneur va sans doute procéder à des essais pour cette rencontre. Mais ça reste un match de préparation. La réalité, c’est toujours la compétition. Pour nous, elle commencera le 7 septembre contre l’Angleterre à Bâle (ndlr: premier match de qualification pour l’Euro 2012).

Offensivement, l’équipe de Suisse rencontre passablement de problèmes, elle manque d’émotion, non?
Elle n’a jamais été une équipe créatrice. Maintenant, ce qu’il faut, c’est travailler pour améliorer cette configuration, pour monter en puissance dans ce domaine. Ce que les gens oublient, et il faut que vous le notiez, c’est que nous pouvons nous appuyer sur une belle solidité défensive. Ce sont les 50% de l’équipe.

A considérer vos capacités physiques, votre lecture du jeu, pourriez-vous être le ou un joueur appelé à créer?

( Il rit.) Oh! non. Je n’ai pas les qualités pour ça. je suis un milieu défensif, je récupère. Mon rôle, c’est ça.

Vous parlez couramment six langues (français, allemand, anglais, italien, espagnol et portugais, langue officielle du Cap-Vert, d’où Gelson Fernandes est originaire). Apprenez-vous toujours le chinois?
Non, là j’ai fait une pause.

Et pourquoi le chinois?

Par curiosité.