7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Saint-Symphorien lâché ?

Il n'y a pas qu'à Sainté que la nécessité d'un nouveau stade fait débat. "Metz risque de rater le train de l'Euro" peut-on lire aujourd'hui en une du Républication Lorrain.

Inquiet et agacé, Sylvain Kastendeuch prend clairement position en faveur d'une nouvelle enceinte (fofie ?) :

"Je siège au conseil d'administration de la LFP et je peux vous assurer qu'aucun document ne fait état de la possibilité d'un stade à Metz.  Metz va rater l'Euro 2016, comme il avait manqué la Coupe du monde 1998, alors qu'une loi permettra bientôt des aides de l'Etat aux constructions programmées pour l'Euro 2016, dans le cadre d'une déclaration d'utilité publique.

Sans un nouveau stade, le FC Metz ne pourra pas générer de nouvelles recettes et assurer sa pérennité : à terme, c’est la mort programmée. Il faut quitter Saint-Symphorien car les conditions d’accès y sont insupportables et les conditions d’accueil insuffisantes. Il n’y a pas matière à y mettre en place de nouvelles formes d’animation, et on ne réinventera pas les possibilités d’accès et de stationnement. C’est même une question de sécurité : agrandir sa capacité deviendrait dangereux ; dès qu’un match attire plus de 20000 personnes, les bouchons vont jusqu’à l’autoroute. A Saint-Symphorien, on ne pourra jamais faire que du bricolage. Il faut trouver du foncier ailleurs.

C’est d’ailleurs pourquoi je ne comprends pas le peu d’empressement de la ville à soutenir ce projet : un stade qui favorisera l’existence d’une équipe de Première division fera au moins autant parler de Metz, de la Moselle et de la Lorraine que le centre Pompidou ou l’Arsenal. Je n’oppose pas les deux : je crois simplement qu’il serait dommage et même dangereux de mettre tous les œufs dans le même panier. Il faut donc que les politiques se réveillent car, seul, le FC Metz n’y arrivera pas. J’espère par exemple que le département n’est pas en train de se servir de la politique de la mairie pour se dédouaner de ses responsabilités : ce serait très petit. C’est plutôt d’une mobilisation générale dont on a besoin.

Si le FC Metz a aujourd’hui du mal à tenir son rang, c’est notamment parce qu’il ne possède pas les infrastructures qui lui permettront d’engendrer des recettes nouvelles et de se développer. Pour attirer des partenaires, il faut une nouvelle offre. Et s’il s’agit d’investisseurs privés, il faut l’outil pour les faire venir et cet outil n’existera pas sans le soutien des collectivités locales. C’est donc bien un choix politique. Soit on estime que le football n’intéresse pas assez de monde et que la population n’est pas attachée au FC Metz, mais j’invite alors les chantres de la démocratie participative à lancer une grande enquête d’opinion pour le prouver. Soit on se réveille, et vite : dans les conditions actuelles, le FC Metz a plus vocation à finir en National qu’à retourner durablement en Ligue 1."