Moulin rumine dans ses six mètres
Sur son blog éponyme, le potonaute et apprenti journaliste six-mètres a interviewé Jessy Moulin. Rendant hommage à ses formateurs stéphanois, le gardien vit mal sa situation de doublure clermontoise. Extraits.
"Je suis effectivement arrivé très tôt au centre de formation de l'AS Saint-Etienne à l'âge de 13 ans. Ce fut très difficile de sortir du cocon familial auquel je suis très attaché, encore aujourd'hui. La première année, j'ai eu un coach exceptionnel nommé Nicolas Dyon, désormais préparateur physique à Rennes. Beaucoup de souvenirs avec ce coach qui venait me chercher à la gare les débuts de semaine et avec qui je parlais beaucoup et qui m'a énormément aidé à appréhender le fait d'être loin de sa famille (...) J'ai connu pas mal de coachs dont je garde des souvenirs exceptionnels comme avec Gilles Rodriguez qui est un coach et un monsieur exceptionnel, totalement à l'écoute de ses joueurs et très soucieux de la réussite de ceux-ci (...) Il y a également une autre personne à qui je pense et qui m'a énormément aidé et avec qui j'ai encore beaucoup de contacts pour parler et échanger, c'est Gilbert Ceccarelli. Un homme au grand coeur derrière une apparence d'un homme fermé et froid. Je me rappelle avoir eu peur de lui lors de mes premières séances d'entrainement en 13 ans mais au fil des années, je pense avoir tissé de gros liens d'amitié et de respect avec "Gilb'". Sans oublier le directeur du centre de formation de mon époque : Monsieur George Aubert.
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La saison dernière a été un apprentissage car c'était la première fois dans ma "petite" carrière que j'étais doublure, mais bon c'était derrière Jérémie Janot, qui plus est en Ligue 1 et à l'ASSE, mon club formateur auquel j'avais penser, voir même rêver pendant mes deux années de prêt. J'ai travaillé sans concession que ce soit sur le terrain, en salle ou même à la maison avec la récupération ... C'est pour cela que je pense et que je me dis que si j'ai joué les trois derniers matchs, c'est "grâce" à la blessure de Jérémie Janot mais je pense aussi que c'est surtout grâce à mon travail fourni et mon investissement durant toutes ces années et ce fut d'autant plus magique de rentrer à Geoffroy-Guichard devant ce public. J'en rêvais au centre de formation. Quand le stade a scandé mon nom, j'ai eu une énorme montée d'adrénaline. Ce fut très intense, un souvenir inoubliable et un moment que je me remémore très très souvent, peut-être trop même (rires).
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Revenir en Ligue 1, j'y pense tous les jours. Je me dis que c'est un objectif à atteindre de nouveau pour continuer à trouver la motivation de s'entrainer tous les jours davantage, et progresser encore malgré le fait de ne pas jouer. J'ai ça en ligne de mire au fond du crâne même si je sais très bien que cela s'annonce très difficile. A Clermont, je ne joue pas. Je le vis très mal, très très mal même. Je sors d'une saison où je viens de faire mes débuts en Ligue 1 et quelques mois plus tard, je me retrouve à cirer le banc dans l'ignorance la plus totale. C'est très dur à vivre.
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Lors du match Saint-Etienne-Rennes, j'ai vu la banderole ["Jessy Moulin, Sainté est derrière toi !"]. cela m'a fait très chaud au coeur. J'étais très heureux et soulagé de savoir que j'avais du soutien. Cela confirme aussi que le public est différent et qu'il est attentif aux anciens joueurs. Cela prouve aussi qu'il aime ses joueurs, même ceux qui sont loin et ça, je ne pense pas que ce soit le cas de partout. Après, je suis très attentif aux résultats de l'ASSE parce que d'une, c'est toujours mon club. Et de deux, si je loupe un match, j'ai toujours le beau-père pour me tenir au courant de suite (rires)."