7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Dayan hors jeu ! (2)

Deuxième extrait de Hors Jeu (éd. Hugo & Cie), livre de Luc Dayan publié en février dernier.

"Alain Bompard et ses associés avaient déjà essayé la saison 2002-2003 de trouver des partenaires. Je me procure ce fichier d'investisseurs potentiels pour les contacter à nouveau. Parmi ces gens-là, il y a un certain Bernard Caïazzo que je rencontre à un autre sujet et à qui j'annonce que le club est cette fois officiellement en vente. Il me demande le dossier afin de l'étudier. Je reçois également une marque d'intérêt d'Eric Peyre, patron du groupe Jet Multimedia, qui s'est associé à un cancérologue lyonnais de renom, Thierry Philip. Je revois également Jean-Claude Perrin, que j'avais connu lors du dossier de reprise de Nice. Il avait, depuis, vendu ses parts du club et avait donné sa société à une association, Respublica. Il me dit qu'il est intéressé, sans nécessairement être majoritaire, tout comme Bernard Caïazzo, d'ailleurs. Dans le même temps, j'essaye de convaincre les actionnaires actuels de ne pas tous partir en même temps. L'un d'eux doit rester afin qu'il y ait une certaine stabilité et que ça ne perturbe pas la vie interne du club qui, ne l'oublions pas, jouer cette saison-là pour remonter en première division. Sur ce dossier, mon obsession est de protéger le groupe sportif et l'entraîneur des conséquences d'une vente en cours de saison. Je privilégie donc une solution en multi-actionnariat, mais en prévoyant la façon dont les associés peuvent se séparer rapidement en cas de désaccord lors des choix stratégiques qui se présenteront aux termes de cette saison, quel qu'en soit le résultat final.

En décembre 2003, le président Grange démissionne au motif que le projet Eric Peyre-Thierry Philip n'est pas retenu par les actionnaires. C'est le choix des actionnaires en place, pas le mien. Ce sont eux qui décident à qui ils veulent vendre. De mon côté, j'ai simplement constaté que le rapprochement assez rapide qui s'opère entre Bernard Caïazzo et Jean-Claude Perrin. Ils découvrent qu'ils ont fait tous les deux l'Essec et arrivent rapidement à trouver un accord. Ils prennent donc la moitié de l'investissement nécessaire en créant une entité à 50/50 appelée Veridis. De l'autre, il y a Thomas Schmider que j'ai réussi à convaincre de rester au club pour assurer une certaine continuité, comme je l'ai dit précédemment, qui a la possibilité de trouver en six mois un co-associé à 50%. C'est donc lui qui est désigné pour assurer la présidence de l'ASSE juste après la démission d'Henri Grange. Cette mécanique un peu complexe a permis de faire face à l'urgence financière. Cerise sur le gâteau, l'équipe pouvait continuer de lutter sereinement pour accéder en Ligue 1, ce qu'elle réussit à faire à la grande joie de tous les supporters du club."