7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Les voeux de Roro

Dans la dernière édition du Progrès, Roland Romeyer fait le bilan de la première moitié de saison avant de formuler ses voeux pour 2013. Extraits.

"On dira que c’est un bilan satisfaisant (...) La 10e place, je ne la regarde pas. Ce qui compte ce sont les points et il en manque trois. (...) Au Vélodrome, les Marseillais que j’ai croisés me disaient tous : "L’OM a fait un hold-up". On pratique un beau jeu et je suis persuadé que ça va payer. (...) La nouvelle défaite face à l’OL, c’est ma plus grosse déception. Tout simplement parce que cette année, j’y croyais. L’effectif, je le sentais bien. On avait fait une bonne préparation. On avait même « monté » une vidéo pour les joueurs. Malheureusement, on n’a pas fait le match qu’il fallait. S’il y avait eu 0-0, j’aurais déjà été déçu alors là… C’était un match fermé et on perd sur un coup de dés, un but cagade. Etant le premier supporter du club, j’ai été très malheureux. Pas pour moi mais pour les autres. L’attente est telle. Parfois en voulant trop bien faire, on fait mal.

Quand j’ai formulé mes vœux aux joueurs, je leur ai rappelé que cette année 2013 allait être historique. On va fêter les 80 ans de l’ASSE. Je leur ai dit aussi que l’Association Sportive de Saint-Etienne est tombée en panne depuis une trentaine d’années. Pas une ligne n’a été ajoutée au palmarès. Pas un trophée n’a été soulevé. Ils peuvent le faire, c’est gratifiant. J’ai voulu leur faire comprendre que les supporters ne demandent qu’une chose : aller au Stade de France. On en a tous envie mais on a tous aussi en mémoire la demi-finale contre Sochaux. On menait 2-0 et on perd 3-2. Je veux que ça marque la mémoire des gens mais dans le bon sens cette fois. Cette Coupe va bonifier notre saison. (...) Sportivement, on a progressé. Dixième puis septième… L’objectif maintenant ce serait de finir dans les cinq premiers quand le stade sera terminé (en juin 2014) et de tenir cette vitesse de croisière chaque année.

Actuellement, nos recettes sont encore inférieures aux dépenses. Cela s’est aggravé depuis que j’ai pris la tête du club, notamment à cause de la suppression du droit à l’image (- 3 millions d’euros par saison) et des frais de police qu’on ne payait pas avant (entre 1,5 et 1,8 millions d’euros par saison). Ce que je veux, c’est parvenir à équilibrer mon budget prévisionnel indépendamment des transferts de joueurs. Cela passe par des ressources supplémentaires : le sponsoring, la billetterie, le marchandising, le marketing. Nous avons une marque exceptionnelle qui n’est utilisée qu’à 30 ou 40 % de son potentiel. En parallèle, il va falloir encore baisser la masse salariale. Elle est déjà passée de 31 millions d’euros à 17. Je souhaite la ramener à 15. On ne dépense pas l’argent qu’on n’a pas. Je ne modifierai d’ailleurs jamais ce que j’ai mis en place, et ce, quelle que soit la compétition dans laquelle nous serons engagés. Si les joueurs se qualifient pour la Ligue des Champions, ils méritent de se partager une part du gâteau. Je leur donnerai des primes mais je ne ferai pas exploser les salaires. Il faut une gestion saine."