7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Jacquet change de braquet

Dans la dernière édition de Paris Normandie, Aimé Jacquet parle de sa passion pour le Tour de France avant d'évoquer brièvement les Bleus. Extraits.

"Je suis un passionné du Tour de France. Je le suis tous les ans et j'ai la chance, chaque année, d'assister à une étape de montagne. J'adore vraiment ça ! Ces gens-là sont toujours dans l'effort, la difficulté. C'est un sport extrêmement exigeant qui nécessite une énorme préparation, beaucoup d'entraînement. Les coups durs sont nombreux, la moindre chute peut tuer une saison. C'est passionnant. Le dopage dans le vélo ? J'ai complètement éliminé cette question. J'y suis très attentif : dans le foot, au niveau auquel j'ai évolué et avec l'équipe de France, nous luttions contre ce fléau. Mais dans le cyclisme, même si j'aime le sport, je ne m'intéresse pas à ce sujet. Et, quand même, quand on est sur un vélo, il faut bien pédaler. Et j'ai éliminé cette dimension de ce sport dans mon esprit ! On n'a pas de grand champion, comme du temps de Bernard Hinault, Jacques Anquetil, Eddy Merckx... Ou Laurent Fignon. Lui, c'était quelqu'un que j'adorais (...) Je fais du vélo, mais pas très bien. Je suivais les conseils de Laurent Fignon justement...

L'équipe de France, des regrets ? Moi, aujourd'hui aucun. Il faut se fixer des objectifs et je ne suis pas resté alors que tout le monde pensait que j'allais le faire. Mais on avait créé quelque chose. Quand on fermait les portes du vestiaire, rien ne sortait. Et quand un joueur faisait une bêtise, c'était impressionnant de voir les autres le recadrer. Regardez Thuram, contre la Croatie, en 98. Quand on prend le but, deux, trois joueurs sont allés voir Thuram pour le reprendre. Derrière, après ça, il marque deux buts ! Parce que les autres l'ont poussé..."