Gelson, my son !
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur la famille de Gelson ! La presse helvétique enchaîne les papiers à la gloire du buteur contre l'Espagne. Après nous avoir raconté sa mise au verre, José Fernandes raconte sa propre histoire dans le magazine L'Illustré.
"Je suis arrivé en Suisse en février 1988. Il faisait froid et je ne savais pas où dormir. J’étais allé frapper à la porte d’une disco. Je suis même monté sur un arbre pour que les policiers ne me voient pas. Il y avait moins de Noirs, à l’époque. Pour moi, la Suisse représentait le paradis. J'ai laissé derrière moi ma femme et notre fils de 6 mois. Nous l’avons appelé Gelson, parce que j’aime tout ce qui est américain. J'ai gardé les vaches à la caserne de Sion. La période la plus dure de ma vie. C’était très physique. Quand je suis allé chercher Gelson à Paris, il avait cinq ans. Je ne savais pas la tête qu’il avait. Il bougeait dans tous les sens."