A l'aise Pérez !
Dans un entretien accordé au quotidien Le Bien Public cette semaine, Sébastien Pérez est revenu en détail sur son rôle de Directeur Sportif de Dijon :
"J’ai beaucoup de fonctions. La première est de m’occuper de toute la politique sportive du club. Ça passe par les pros, le staff, le recrutement. Toutes les décisions sont prises collégialement, c’est notre mode de fonctionnement. En dernier ressort, c’est à moi de prendre les décisions, avec l’accord du président. Le fléau du monde du football est l’égocentrisme, de n’attribuer la réussite ou l’échec qu’à une seule personne. Je suis à l’opposé de cela. Je m’occupe aussi du centre de formation, qui verra le jour en septembre. On est fier d’être arrivé à le mettre en place, car ç’a été un long travail. Je suis aussi en charge des relations avec l’association, les supporters car il y a encore beaucoup à faire à ce niveau-là. Dans un effectif réduit comme au DFCO, avec peu de salariés, on touche à tout. Je m’éclate dans ce que je fais, avec des gens sains et motivés, avec un objectif commun. Certains ne comptent pas leurs heures de travail, avec une grande complémentarité. Nous sommes un club jeune et qui a envie de progresser."
Au sujet de ses aspirations, et de l'éventualité un jour de passer par la case entraîneur, Seb se montre clair : "J’ai eu une réflexion. Entraîneur est différent. Je veux être le responsable de l’ensemble d’une politique sportive et j’ai toujours aspiré à cela."
Aujourd'hui, après plus d'un an de pratique du poste, notre ex-latéral a pris confiance et pense avoir convaincu les sceptiques : "Ce n’était pas évident. À mon arrivée, je me suis focalisé sur le moyen et le long terme. On avait un effectif énorme, avec près de 35 joueurs sous contrat. La masse salariale était aussi importante. Il fallait vite travailler sur la mise en place du centre de formation. Mes débuts n’étaient pas évidents et certaines personnes se posaient la question du bien fondé de mon arrivée à ce moment précis de la saison. J’avais beaucoup de choses à prouver, sans me mettre de pression."
Au passage, on apprend que notre magic Cédric Varrault (33 ans, 30 matchs en tant que capitaine cette saison) devrait poursuivre l'aventure : « C’est un équilibre à avoir. Les jeunes nous ont beaucoup apporté la saison passée, même s’il ne faut pas oublier qu’ils ont été bien aidés par les anciens. Amener du sang frais et de l’insouciance est important, avec l’encadrement de joueurs comme Cédric Varrault et Grégory Thil. »